DU SYSTÈME DU MONDE. 3 o 7cessenrs, il établit l’immobilité respective des étoiles, leur latitudeconstante au-dessus de l’écliptique, et leur mouvement en longi-tude, qu’il trouva de 111" par année, comme Hipparque l’a voitsoupçonné. Nous savons aujourd’hui, que ce mouvement étoit àfort peu près de i54", ce qui, vu l’intervalle compris entre lesobservations d’Hipparque et de Ptolémée, semble supposer uneerreur de plus d’un degré, dans leurs observations. Malgré la dif-ficulté que la détermination de la longitude des étoiles, présentoità des observateurs qui n’avoient point de mesure exacte du temps;on est surpris qu’ils aient commis d’aussi grandes erreurs, sur tout,quand on considère l’accord des observations que Ptolémée cite àl’appui.de son résultat. On lui a reproché de les avoir altérées; maisce reproche n’est point fondé : son erreur sur le mouvement annueldes équinoxes, paroît venir de sa trop grande confiance dans lesrésultats d’Hipparque sur la grandeur de l’année tropique, et surle mouvement du soleil. En effet, Ptolémée a déterminé la longi-tude des étoiles, en les comparant au soleil par le moyen de la lune,ou à la lune elle-même, ce qui revenoit à les comparer au soleil,puisque le mouvement synodique de la lune étoit bien connu parles éclipses; or Hipparque ayant supposé l’année trop longue, etpar conséquent le mouvement du soleil en longitude, plus petitque le véritable, il est clair que cette erreur a diminué les Ion-,gitudes du soleil et de la lune, dont Ptolémée a fait usage; le mou-vement annuel eu longitude, qu’il attribuoit aux étoiles, est doncti’op petit, de l’arc décrit par le soleil, dans un temps égal à l’er-reur d’Hipparque sur la longueur de l’année. Au temps d’Hip-parque, l’année tropique étoit de 365 ’',ü 4234; ce grand astronomela supposoit de 565’ -,24667 ; la différence est de 453% et pendant cetintervalle, le soleil décrit un arc de 4 7 " : en l’ajoutant à la préces-sion annuelle de 111", déterminée par Ptolémée, on a 158"pour laprécession qu’il auroit trouvée, s’il étoit parti de la vraie grandeurde l’année tropique; et alors, son erreur n’eût été que de 4".
Cette remarque nous conduit à examiner si, comme on le pensegénéralement, le catalogue des étoiles de Ptolémée, est celui d’Hip-parque, réduit à son temps, au moyen d’une précession annuellede 111". On se fonde sur ce que l’erreur constante des longitudes
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