EXPOSITION
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0,017 3 2 5 , pour l’excentricité de Tel] ipse solaire. Elle étoit o,o 1681 4 ,au commencement de 1760 ; sa diminution dans l’intervalle d’envi-ron 870 ans, auroit donc été deo,ooo 5 i 1. La théorie de la pesanteur,en adoptant les valeurs les plus probables des masses des planètes,donne 0,0003967 , pour cette diminution ; la différence est dans leslimites des erreurs dont ces valeurs et les observations d’Albateniussont susceptibles.
Ces mêmes observations le conduisirent à la découverte du mou-vement propre de l’apogée du soleil ; il l’observa dans 24°,76 desgémeaux, plus avancé depuis Hipparque, qu’il 11e devoit l’être àraison du mouvement seul des équinoxes. Suivant nos meilleurestables, le lieu de l’apogée étoit dans 26°,25 des gémeaux, en 880;la détermination d’Albatenius n’est donc en erreur que d’un degréet demi, ce qui, par rapport à un élément aussi délicat, est d’unegrande précision pour son siècle. Ces résultats sont précieux parleur exactitude, et sur-tout parce qu’ils confirment directement ladiminution de l’excentricité de l’orbe solaire, démontrée par lathéorie de la pesanteur, et par l’équation séculaire de la lune. Usdoivent inspirer une grande confiance dans l’observation de l’obli-quité de l’écliptique, qu’Albatenius dit avoir faite avec soin , enprenant toutes les précautions indiquées dans l’Ahnageste. Enfin ,il rectifia au moyen des éclipses, les élémens des tables de la lunede Ptolémée.
Ces travaux d’Albatenius, consignés dans son ouvrage sur lascience des étoiles , et quelques observations de l’obliquité de l’éclip-tique , ont été, pendant long-temps , les seuls monumens connus del’astronomie arabe. Un fragment précieux d’Ib Junis, traduit par lepitoyen Caussin, vient d’accroître nos connoissances en ce genre,Ib Junis astronome du calife d’Egypte, Aziz-ben-hakim, observa auCaire, vers l’an mil. 11 rédigea un grand traité d’astronomie, etconstruisit des tables des mouvemens célestes, célèbres dans l’orient,par leur exactitude, et qui paroissent avoir servi de fondement auxtables formées depuis, par les Arabes et les Perses. La bibliothèquenationale de France, possède une partie de ces tables : les vingt-deuxpremiers chapitres du traité d’astronomie, sont en manuscrit, dansla bibliothèque de Leyde • c’est de-là qu’est extrait le fragment dont
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