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chambre obscure, sont les sens externes &internes.
Les sens internes font les pallions ,^attention , Pimngination & la mémoire,Telle est Pénumération ordinaire , & àtoon avis , peu exacte , qu’on fait des sensinternes ; mais ce n’eíl pas ici le lieu de larectifier ; nous ne traitons qu’en phyfiolo- igille, & seulement ce qufil convient aurnédecin de connoître , pour entendre , 'e xp!iquer, & guérir, s’il est possible , lesfâcheuses affections du cerveau.
I! semble que les perceptions de notreintellect naissent de la différence des nerfsaffectés , de la différente structure de l'or-gane du sentiment, des différentes partiesde la moelle du cerveau d J où les nerfsprennent leur origine , & du cours diffé-rent des esprits animaux. Nous sommesfellementformés, qu’â Poccasiondes diversétats de Pâme i! se lait dans le corps desmouvemens musculaires, une circulationou une stagnation d’humeur , de sang &d« esprits.
Les mouvemens musculaires dépendentde l’influx du suc nerveux que le cerveauPorte dans les muscles ; la partie du cer-veau du senforium commune , où les espritsanimaux sc trouvent rassemblés, est peut-ôtre la moelle du cerveau dans la tête.Cette partie a dìfférens territoires, dontjffacun a son nerf & fa loge pour les idées;jf nerf optique donne l’idée des couleurs ;
* olfactif, des odeurs, les nerfs moteurs,ceiixdes mouvemens. Une goutte de liqui-d e , sang ou autre , épanchée fur Porganedes nerfs, produit Papoplexie. Dè-lors plusd idées simples ni accessoires, plus de mé-moire, plus de passion, plus de sens in-‘ernes, plus de mouvemens musculaires,b ce n’est dans le cœur où ils sont passés.Qu’on ne craigne point qu’il soit trop hu-miliant pour l’amour propre, de savoirque l’esprit est d'une nature si corporelle?Comme les femmes sont vaincs de leurbeautés, les beaux esprits seront toujoursvains du bel esprit, & les philosophes nefe montreront jamais assez philosophes,Pour éviter cet écueil universel.
Les passions sont des affections fortesSm impriment des traces si profondes dans
’ cerveau , que toute l’éwnomse en est
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bouleversée, & ne connoît plus les Ioixde la raison. C’est un état violent quinous entraîne vers son objet. Les passionssupposent i°.La représentation de la chosequi est hors de nous : 2 V . l’idée qui enrésulte & qui Paccompagne, fait naîtrel’affection de Pâme : Z", le mouvement desesprits ou leur suspension en marque leseffets. Le siégé des affections de l’ame estdans le senforium commune. Un sommeilprofond fans rêves doit doue assoupir,comme il arrive, toute passion. Un hommeen apoplexie ou en léthargie n’a ni joie nitristesse , ni amour ni haine. Apres avoirpassé deux jours dans cet état, ií ressuscite,& n’a pas senti la peine de mourir. Lesmédecins entendent un peu l’effet despassions sor les liquides & les solides ducorps humain. Ils expliquent assez bienleur méchanifme sor la machine par P accé-lération ou le retardement dans le mouve-ment du soc nerveux qui agit ensuite sorle sang, ensorte que le cours du íang régie'par celui des esprits s’augmente & fe re-tarde avec lui. Que n’ont-ils le secret duremede !
Chaque passion a son langage. Dans lacolere, cette courte fureur , suivant la dé-finition d’Horace, tous les mouvemensaugmentent, celui de la circulation du sang,du pouls , la respiration ; le corps devientchaud , rouge , tremblant, tenté tout àcoup de déposer quelque sécrétion quil’irrite.De là ces inflammations, ces hi-j morrhagies, ces plaies réouvertes, ces diar-| rhées, ces ictères, dont parlent les obser-vations.
Dans la terreur, cette passion , qui enébranlant toute la machine, la met quel-quefois en garde pour fa propre défense ,& quelquefois hors d’e'tar d’y pourvoir ,naissent la palpitation , la pâleur ,Je froidsubir, le tremblement, la paralysie, l’épi-lepsie, le changement de couleur des che-veux , la mort subite. Dans la peur , dinû-nutifdela terreur, la transpiration diminuéej dispose le corps à recevoir les miasmes con-tagieux, produit la pâleur, le relâchementdes sphincters 6e les excrétions.
Dans le chagrin ; tous les mouvemensvitaux & animaux sont retardés , ses hu-meurs croupissent, & produisent òes obi-