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mictions, la mélancolie , !a jaunisse , &autres semblables maladies. De gtands cha-grins n’ont que trop souvent causé lamort.
En rapportant tous ces essets à leurscauses, on trouvera que dans les pallionsdont on vient de parler , & dans toutesles autres, dont le détail nous meneroittrop loin , les nerfs doivent necelíàirementagir fur le sang, & produire du dérange-ment dans l’économie animale. Les nerfsqui tiennent les artères comme dans desfiiets, excitent dans la colere & ia joie,la circulation du sang artériel, en animantle ressort des artères; le fluide nerveuxcoule aussi plus promptement ; toutes lesfibres ont plus de tension; la vitesse dupouls & de la respiration croissent; larougeur, l’augmentation de chaleur 6e deforce en résultent. Les parties extérieuresle resserrent dans !aterreur; de forte queles vaisseaux comprimés font refluer le sangvers Pintérieur, 6e dans les grands vaisseauxdu eccur 6e du poumon ; d’où naissent lapalpitation , la pâleur , le froid des extré-mités , &c. La tristesse suspend le coursdes esprits, resserre 6e comprime les filetsnerveux. Or où ne trouve-t-on pas de cesfilets ? Fidele compagnons de la carotideinterne, de l’artere temporale, de la grandeméningienne, de la vertébrale , de lasou-claviere , des brachiales, de la céliaque ,de la mésantérique, des artères qui sortentdu bassin , ils sont partout capables d’êtrelésés, & suivant leur lésion , de produiredifférens maux.
La pudeur , cette honte honnête, quirépand fut le visage lerouge qu’on a nomméle vermillon de la vertu , est une cspc-ce depetite crainte qui resserre la veine tem-porale , là où elle est environnée des ra-meaux de la portion dure ; & par leuraction, elle retient, fixe & arrête le sangau visage. II est donc vrai que les médecinséclairés de.la connoissance du corps humainpeuvent se former une théorie des passionspar leurs effets.
Inattention est l’impreíïïon des objetsqui frappent le sensoríum commune, aumoyen dt-s esprits animaux qui $y portenten abondance. L’attention s’explique parb mime méchanisir.e Pis les pallions j r uu
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effet est de produire une idée dístinctíve,vive & durable.
Quand les fibres du cerveau extrême-ment tendues ( comme on s’imaginoit lesvoir au travers de la phisionomie du pereMalebranche ; lorsqu’il e'coutoit ) , ont misune barrière qui ôte tout commerce entrel’cbjet choisi 6c les idées indiscrètes qu*s’empressent à le troubler ; il en résulte laplus claire, la plus lumineuse perceptionqui soit possible : c’est en ce sens que l’at-tention est lamere des sciences, 6c le meil-leur moyen pour les acquérir.
Nous ne pensons qu’à une feule chose âla fois dans le même temps; ensuite uneautre idée succédé à la premiers avec unevitesse prodigieuse, quoique différente,en diverses personnes & sujets. La nouvelleidée qui se présente à Paine, en est appet-çue, fl elle succédé, lorsque la premiersa disparu. D’où vient donc la promptitudede ceux qui résolvent si vite les problèmesles plus composés ? De la facilité avec la-quelle leur mémoire retient comme vraiela proposition la plus proche de celle q"*expose le problème ; ainsi tandis qu'ilspensent à la onzième proposition , P 3t ,exemple, il nes’inquietent plus de la véritéde la dixieme ; & ils regardent comme uí*axiome les choses précédentes démontréesauparavant, & dont ils ont un recueil cla l£dans la tête.
C’est ainsi qu’un habile médecin voltd’un coup d’iril, les symptômes , les cau-ses de la maladie , les retnedes 6c ie pro-nostic. C’est par cette vigueur des organesdu cerveau , qu’Arehimede ayant décou-vert tout à coup dans le bain que la cou-ronne d’or'du roi Hié ton n’étoit pas en-tièrement composée de ce métal, s’écriadojoie : je Vnì trouvé. Heureux ceux qui outreçu de la nature cette prompte faci'it 15de combiner une foule d’idées 6c de P 10 'positions, qu’un cerveau borné ne P° ur 'roit concevoir qu’avec le temps,beaucoup de peine, 3c feulement D>naprès l’autre! Faut-il qu’entre deux ctresemblables, Newton & son sécrétait 13 »l’un ne soit qu’un homme du commun, &l’autre pareille d’une organisationangélique í L’éducadon seule sait-elîoff^