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tiui les dirigeoit, & qui en faisoit toute ladépense, cette polyglotte a retenu son nom.Le deslein cju’on s’est proposé dans cette édi-tion des septante ayant été de choiiìr danstous les exemplaires qu’on avoit la leçon quiapprochoit le plus de l’hébreu, il se trouveque ce qu’iís ont donné est plutôt une nou-velle version grecque, que les anciens septan-te > ou la version qui fous ce nom a été d’un sigrand usage aux peresde !a primitive église.C’est fur cette édition des septante que sontfaites celles des polyglottes d’Anvers & deParis , dont la premiere parut l'an 1671 , &l’autre l’an 1645. Celle de Commelin ,imprimée à Heidelberg avec le commen-taire de Vatable, l’an est aussi faite
fur cette édition.
II. L’édition d’Aldus à Venise est de1578. Ce fut André Asulanus , beau-perede l’imprimeur , qui en prépara la copiepar la collection de plusieurs anciens manus-crits. C’est de celle-ci que sont venuestoutes les éditions d’Allemagne, à la réservede celle d’Heidelberg dont nous venons deParler.
III. Mais sédition de Rome est préférée® l >x deux autres par tous les íavans, quoiquevossius fait condamnée comme la plusfliauvaiso. Le cardinal de Montalte, quiParvint ensuite au pontificat, savoir com-mencée. Comme il portoit le nom de■Sixte V , quand elle parut fan 1687 , cetteédition est aussi connue fous ce même nom.P commença pat recommander cet ou-j^age à Grégoire XIII, en lui repréfen-
anc que c’étoit ce qu’ordonnoit un décret
concile de Trente ; & son avis ayant étél >ivi , on en chargea Antoine Carafse ,la vant homme ,d’une famille illustre d’Italie',^i fut fait ensuite cardinal & bibliothécairedu pape. Avec l’assistance de quelquesIavans qui travailloient sous lui,il achevac ctte édition.
On suivit presque en tout lin ancienmanuscrit de la bibliothèque d u Vatican,qui étoit tout en lettres capitales fansaccens, fans points & fans distinction dechapitres ni de versets. O11 le croit du tempsd e S. Jérôme. Seulement là oìi il manquoitquelques souilles , on sut obligé (savoirecQurs à d'autres manuscrits , dont les
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principaux surent, un de Venise de labiblio-theque du cardinal Beísarion , & un antrequ’ils firent venir de la Calabre , qui étoitíi conforme à celui du Vatican , qu’oncroit que sun est une copie de l’autre ,ou que tous deux ont été faits fur le mêmeoriginal.
L’année suivante ou publia a Rome uneversion latine de cette édition , avec lesnotes de Flaminius Kobilius. Morin lesimprima toutes deux ensemble à Paris fan162.8. C’est sor cette édition qu’ont étéfaites toutes celles des septante qu on aimprimées en Angleterre. Celle de Londres.
de 1653, celle de la polyglotte deWalton de 16 57, & celle de Cambridge de166 y, où est la savante préface de sévêquePéarson, & qui nous donne bien plus fidèle-ment sédition de Rome, que celte de 1 5 5 3 »quoique toutes deux s’en écartent en quelque-chose.
Mais le pins ancien & le meilleur manus-crit des septante , au jugement de ceux quifont examiné avec beaucoup de foin, c’estfalexandrin qui est dans la bibliothèque duroi d’Agleterre à S. James. II est tout enlettres capitales, fans distinction de chapi-tres , de versets, ni de mots. Ce fut un pré-sent fait à Charles I, par Cyrille Luçaralors patriarche de Constantinople , il sa-voir été auparavant d’Alexandrie : quandil quitta ce pacriachat pour celui de Cons-tantinople , il y emporta ce manuscrit, &l’envoya ensuite à Londres par le chevalierThomas Roe, ambassadeur d’Angleterre àla Porte , & y mit cette apostille qui nousapprend l’histoire de ce manuscrit.
Liber ifte scripturcesacrcen. fi’v. testament !,prout ex traditione habernus, ejìfcriptus manuTheelce nobilis faminee aegyptiix y ante mille fi'trecentos annos circiter, paulo p ost cnnciliumNicccnurn. Jstlonien Theclce in fine libn eratexaratum ; jed extincfo chrìjììanisnio in jsEgyp.to à mahometanis, fi? libri unà christ'ianorumin fimilemsunt redacii conditionem ; txtinclutnenim est Theclœ nomen 6> laceratum sedmetno~ria Ù traditio recens observât.
Cyrillus , patriarcka Constantinopolitanus.
C’est-à-dire : " Ce livre qui contientsécriture sainte du vieux & du nouveautestament, selon que nous rapprend la tra-