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EXPOSITION
qui en résultent sur la position apparente des étoiles. Mais l’esprithumain si actif dans la formation des systèmes, a presque toujoursattendu que l’observation et l’expérience lui aient fait connoftred’importantes vérités que le simple raisonnement eût pu lui décou-vrir. C’est ainsi que l’invention du télescope, a suivi de plus detrois siècles, celle des verres lenticulaires, et n’a même été duequ’au hasard.
En 1745, Bradley reconnut par l’observation, la nutation del’axe terrestre. Dans toutes ces variations apparentes des étoiles,observées avec un soin extraordinaire, il n’apperçut rien qui indi-quât une parallaxe sensible.
Les mesures des degrés des méridiens terrestres et du pendule,multipliées dans les diverses parties du globe, opérations dont laFrance a donné l’exemple, en mesurant l’arc total du méridien ,qui la traverse, et en envoyant des académiciens au nord et àl’équateur pour y observer la grandeur de ces degrés et l’intensitéde la pesanteur; l’arc du méridien, compris entre Dunkerque etBarcelone, déterminé par des opérations très-précises, et servantde base au système de mesures, le plus naturel et le plus simple ;les voyages entrepris pour observer les deux passages de Vénussur le soleil, en 1761 et 1769, et la connoissance exacte des dimen-sions du système solaire, fruit de ces voyages; l’invention deslunettes achromatiques, des montres marines , de l’octant et ducercle répétiteur; la découverte de la planète Uranus, faite parHerschel, en 1781 ; celles de ses satellites, et de deux nouveauxsatellites de Saturne,dues au môme observateur; enfin, toutes lesthéories astronomiques perfectionnées , et tous les phénomènescélfestes sans exception, ramenés au principe de la pesanteur uni-verselle; telles sont, avec les découvertes de Bradley, les princi-pales obligations dont l’astronomie est redevable à notre siècle quien sera toujours avec le précédent, la plus glorieuse époque.