qui nient le mérite de toutes sortes debonnes «uvres, rejettent conséquemmentles œuvres de surérogation.
SURETE , f. f. ( Gram. ) précautionqu’on prend dans les affaires , & qui metà l’abri de la tromperie ; prenez vos sûretésavec cet homme. Quelle/urerc me don-nera-t-il ? Y en a-t-il d’autres avec unhonnête homme que fa parole ? Ce motse prend aussi pour le repos, la tranquillité,qui naissent de la confiance ; la fureté desrues pendant la nuit, la fureté âes auber-ges , la fureté de conscience. On dit d’unasyle que c’estun lieu de fureté lafuretédela main , du pie.
SURFACE , s. f. en Géométrie , c’estune grandeur qui n’a que deux dimensions,longueur & largeur fans aucune épaiílèur.FqyfzDiMENsioN 6 Géométrie.
Dans les corps la surface est tout ce quise présente à l’œil. On considéré la .surfacecomme la limite ou la partie extérieure d’unsolide. Quand on parle simplement d’unesurface , sans avoir égard au corps ou ausolide auquel elle appartient, on l’appelleordinairement figure. Voye\ FIGURE.
Un e surface recliligne , est celle qui estcomprise entre des lignes droites.
La curvi- ligne , est comprise entre deslignes courbes. Voye\ COURBE.
Une surface plane est la même chosequ’un plan. Voye•{. Plan.
L 'aire d’une surface est l’étendue ou lecontenu de cette surface. Voye\ Aire& MESURE ; & sa quadrature consiste àdéterminer cette aire. Voye\ Quadra-ture.
Pour la mesure des surfaces des différen-tes especes de corps , comme les sphères ,les cubes, les paralélipipedes, les pyrami-des , les prismes , les cônes, &c. lé oyezSphere , Cube , &c.
On trouve fur le compas de proportionla ligne dessurfaces , que 1 on appelle com-munément ligne des plans. Voye\ Com-pas DE PROPORTION.
Nous ne finirons point cet article , fansfaire remarquer que l’on s’expofe à desparalogifmes trôs-grossiers, cn considérantles lignes comme étant composées d’unnombre infini de points égaux ; les surfa-ces comme résultantes d un nombre infini
SUR
de lignes, & les solides comme engendréspar un nombre infini de surfaces , ainsiqu’on le fait dans la Méthode des indivi-sibles. Voye\ Indivisible. „ Ce point„ de vue est très-fameux , dit M. Stone», dans sédition de 1743 de son diction-„ naire de mathématiq. au mot superficies ,„ & peut conduire à une multitude d’ab-v surdités lorsqu’on s’applique à recher-v cher les rapports des surfaces des corps,», &c. Car fi l’on conçoit une pyramide» ou un cône comme deux solides , dont», l’un soit composé d’un nombre infini de», quarrés également distincts, & l’autre», d’un nombre infini de cercles égale-», ment distans, parallèles à leurs bases», respectives, & croiílànt continuement», comme les quarrés des nombres naturels,», il s’ensuivra que les surfaces de deux», pyramides , ou de deux cônes quelcon-», ques, de même base & de même hau-», teur , seront égales , ce que l’on fait», être très-faux pour peu que l’on ait do», teinture de géométrie ; & la raison pour», laquelle on tire quelquefois une con-,» cluíìon vraie de cette fausse idée,,» quand on cherche les rapports des flir-ts faces planes ou solides, compris entre», les mêmes parallèles , c’est que le nom-», bre infini de parallélogrammes, dont,, une figure plane peut être composée ,», & de parallélipipedes infiniment petits,», qui constituent un solide , sont tous», d’une même hauteur infiniment petite ;», ils font donc entr’eux comme leurs ba-», fes : c’est pourquoi l’on peut, en ce cas,», prendre ces bases comme les parallèle-», grammes ou les parallélipipedes corref-», pondans ; & il n’en résultera aucune er-», reur »,. Mais cela n’arrive que par ac-cident , c’est-à-dire , qu’à cause de Légalitéde? auteurs. ( E )
SURFAIRE , v. act. & neut. ( terme deCommerce. ) c’est demander d’une mar-chandise beaucoup au-delà du prix qu’ellevaut, ou qu on a résolu de la vendre. C’esttoujours une mauvaise maxime à un mar-chand ou négociant de Jurfaire fa marchan-dise. Les négocians anglois , grands & pe-tits , ne surfont presque jamais. (D. J.)
SURFAIX , f. m. ( Corderie. ) eípccede tistu grossier , ou sangle non fendue par