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Suspension , s. f. en Musique ; on ap-pelle ainsi tout accord sur la basse duquelon soutient un ou plusieurs sons de l’ac-cord précédent, avant que de passer àceux qui lui appartiennent ; comme si labasse passmt de la tonique à la dominante,
)e suspens encore quelques instans fur cettedominante l’accord de la tonique qui la pré-cédé , avant que de le résoudre sur le sien,c’est une suspension.
Il y a des suspensions qui sc chiffrent &entrent dans 1 harmonie ; quand elles fontdiscernantes , ce font toujours des accordspar supposition (i). Voy. SUPPOSITION.D’autres suspensions ne font que de goût ;mais de quelque nature qu elles íoient, ondoit toujours les assujettir aux trois régléssuivantes.
i°. La suspension doit fe faire fur le frap-pé de la mesure , ou du moins fur un tempsfort.
2°. Elle doit toujours se résoudre diato-niquement, soit en montant, soit en des-cendant j c’est-à-dire , que chaque partiequi a lu!pendu , ne doit ensuite monter oudescendre que d’un degré , pour arriver àl’accord naturel de la note de bascê qui aporté la suspension.
3°. Toute suspension chiffrée doit se sau-ver en descendant, excepté la seule notesensible qui se sauve en montant.
Avec ces précautions il n’y a point desuspension qui ne puisse se pratiquer avecsuccès; mais c'estau goût seul qu’il appar-tient de les distribuer à propos. (S)
Suspension , (Jurisprud.) signifiequelquefois cessation, interruption, commequand on dit qu’il y a eu cescâtion de pour-suites.
Quelquefois suspension signifie interdic-tion ; c’est ainsi que les défenses que lescours font aux officiers inférieurs , portentordinairement la clause d peine desuspensionde leurs charges. Voy. INTERDICTION.
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En matière canonique on dit plutôt sus-pense que suspension. Voy. SUSPENSE. (ÌA)Suspension , [Aléa. leg. ) L’objet desrapports dans la suspension ou l’étrangle-ment , c’est de décider , i Q . si un hommedont on examine le cadavre , a été pendumort ou vivant ; 2 °. s’il s’eít étranglé oupendu lui-même , ou s’il l’a été par d’au-tres.
Tous les auteurs de médecine - légaledont les ouvrages font parvenus jusqu’ànous , fe font bornés à observer si 1 hommedont ils examinoient le cadavre , avoir étépendu mort ou vivant, prévenus qu’il étoicdes scélérats ascèz adroits pour éluder lespoursuites de la justice , en substituant desmarques de suicide à celles qui pourroientdécélerleur ascàssinat. Je ne connois queMM. Petit & Louis qui aient porté leursvues fur le suicide & sur les moyens de ledistinguer dans un homme pendu vivant.
II est utile i°. de rassembler les signespar lesquels on distingue si un homme a étépendu mort ou vivant ; parmi ces signes ,il en est de douteux , il en est d’autres quifont décisifs.
On observe, selon les auteurs, dans ceuxqui ont été pendus vivans, l’impression dela corde autour du cou , avec un cerclerouge , livide ou noir ; le peau qui est au-près de certe impression , est ridée , ra-cornie , quelquefois excoriée ; la face , lesbras & les épaules font livides ; on voieauffi plusieurs équimoses fur les différentesparties du corps , notamment aux bras , àla poitrine, aux cuislès & autres extrémités :la tête même & la poitrine font très-sou-vent enflées au delà de leur état naturel ;on volt sortir par le nez & par la boucheune écume plus ou moins sanglante : lalangue est enflée , noire ou livide ; elle sortle plus souvent hors de la bouche ; les yeuxfont tuméfiés , quelquefois à un point ex-cessif (telle est 1 observation de Christophe
suspensions chiffrées ne sc redissent point toutes à des accords par supposition. Dede quarte ’’ ^ Apposition , dérivera-t on l’accord de neuvième accompagnée de sixte 8cnveiix d’abaH 11 trouve souvent employé dans les pieces des meilleurs harmonistes ? On feraaux susii('nsionc 0 ! lner entièrement les accords par supposition, 8c cle s’en tenir uniquementmontrera enenrè .-°T '’ a ms| nt'é dans Tarticle supposition musique, 8c comme on le
% ' D, (j < ux a 1>ar ucle système , musique , en expliquant celui de M. Kirnbcrger.