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Tome trente-deuxième.
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Burgmann , qui vit fur îe cadavre d’impendu qui avoit relié long-temps attachéau gibet, une chute des globes des yeux enforme de hernie qui deícendoit jusques furla mâchoire ) ; les paupières gonflées 6c àdemi-fermées ; les levres .livides , tumé-fiées ; le corps roide , les doigts contractés.On trouve aussi le larynx fracaííé , ce quiarrive lorsque l’imprefïion de la corde a étéfaite fur cette partie. On observe dans d’au-tres la luxation ou la fracture des premieresvertébrés du cou, ou le tiraillement 6c l’ex-tension de leurs ligamens, l’expulíìon invo-lontaire des urines 6c des matières fécales.

Fortunatus íidelis exige l’ouverture de4a poitrine, dans laquelle on trouve, dit-il,les poumons farcis d’une écume commepurulente 6c même aísez souvent extrava-sation de sang. Qui n iml adnotatum eji inJus virile membrum erigi ac tendi , forte& seminis efìuvium ah qu undò contingere ,non elì abfurdum , quod in epilepticis fie rinotum ejì ; afl in jirangulatione jpafmuriifieri t[uis dubitat ? Zacch. Quarst. Med. Leg.Qhstrvcuiim prxtereà milites in acie pro-ti/uis confojj'os , jacere tento veretro. Cettemême observation est confirmée par Val-falva , Morgagni, &c.

U eíl enfin quelques autres signes rap-portés par les auteurs : mais outre qu’ilsfont moins intérestàns que ceux-ci , ils pa-raissent plutôt le fruit des spéculationsthéoriques , que de la bonne observationpu de l'expérience.

Que fi l’on n’apperçoit aucun de cessignes , que l’impreffion de la corde soitfans rougeur , noirceur ou lividité , qu’iln y ait ni plis , ni rugosités dans les partiesvoisines , que le visage ne soit ni tuméfiém livide , &c. on peut assurer positivementque la personne dont on examine le cada-Vie , n a pas été pendue vivante.

U tau t observer q UC \ d plupart de cessignes, quoique tres-p 0 sitifs pour prouverqu un homme a été pendu vivant, ne prou-vent point le contraire par leur absence.Ainsi la lacération des cartilages du larynxcjui paroît asiez décisive fur ce point, lorf-qu’elle est accompagnée de l’imprestìon de!a corde, ne s’observe pas dans tous les cas :puisqu’on peut étrangler un homme pleindo vie, fans que cette lacération ait fieu ,

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ponrVfi rfueles secousses ne soient pas consi-dérables, 6c que la corde soit placéeen-des-sous ou au-desths du larynx. Plusieurs res-trictions pareilles que je pourrois faire furla plupart de ces signes, prouvent qu’ils nedoivent être considérés que collectivement;& ce n’est qu’à la combinaisoade plusieursd’entr'eux qu’il appartient d’établir quelquechose de positif.

Les équimoses considérables qu’on ob-serve sur ceux qui ont été pendus vivans ,peuvent être confondues avec celles quisurviennent quelquefois âpres la mort furun cadavre , soit que parla pente naturelledes humeurs le sang sc ramasse dans quel-que partie déclive, fur laquelle le cadavreauroit reposé ; soit que par quelque vice in-térieur ou quelque maladie antécédente ,il se soit fait des taches à la peau. II paroîtque lorsque l’équimose a été prnduite parune cause extérieure 6c méchanique sur lecorps vivant, comme un coup , une chute,le sang qui se trouve ramassé sous la peauest concret, fa couleur est livide ou noire ,6c les vaisseaux d’où il est sorti, sont dé-chirés 6c confus. Si au contraire cette équi-mosc provient de cause interne, alors com-me il i?y a point lacération des vaisseaux ,mais que la seule fluidité du sang l’a faitéchapper par leurs ouvertures, il est natu-rel de penser qu’on trouvera ce sang encorefluide , même long-temps après son extra-vasation. On peut encore observer avecFélix Plater que les équimoses qui provien-nent des coups ou lacérations deS vaisseaux,n’ont lieu que dans les endroits du corps quifont exposés à ces coups ; au lieu que ses ta-ches qui tirent leur origine d’une cause in-terne, ont lieu dans toute l’étenduedu corpshumain 6c dans les parties qui paraissent leplus à l’abri de violence extérieure.

II me parait que les équimoses qui seforment fur le corps d’un homme à l’instantqu’on l’étrangle , sc font avec rupture oucrevasse des vaisseaux trop distendus par lesang ; cette extravasation est donc la mê-me que celle qui arrive conséquemmenta un coup , ce sang sera donc concretcomme je lai dit ci-deflhs : les équimosesau contraire qui fe font fur le cadavre , soitpar la pente naturelle des humeurs, soitpar quelque coup ou froissement ( comme

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