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il arriva au cadavre de Calas , fils, siir lapoitrine duquel on remarqua dans la fuiteune tache qu'on n avoir pas apperçue dansle premier examen) ; ces équimoses, dis-je,font produites par un sang dissous, ou pourmieux dire , par une fanie putréfiée qu’ilest facile de distinguer du vrai sang alorsconcret.
Si le concours des signes établit positive-ment qu’un homme a été étranglé vivant,le genre de mort est connu , & l’on n’aque l'alternative du suicide & de l’assassinata décider. Dans ce cas il est permis de com-biner toutes les inductions , de rapprocherles signes commémoratifs ou antécédens ;mais il faut apprécier tous ces moyens à leurjuste valeur & ne leur ajouter que la foiqu’ils méritent.
II semble que ce soit étendre le ressort dumédecin aux dépens de celui du juge : leschoses qui ont précédé , les circonstancesqui ont concouru , ne font pas pour l’ordi-naire soumises au tribunal des médecins &des chirurgiens, on exige d’eux qu’ils exa-minent le sujet du délit & qu’ils fastènt partde leur décision ou de leurs conjectures,une feule réflexion prouvera combien cetusage est abusif.
Dans tous les rapports dressés par desmédecins & des chirurgiens ; on les voitdécider qu’un cadavre trouvé blessé, penduou noyé , a été pendu , noyé ou bleflé duvivant de la personne ou après fa mort,J’affirmative ou la négative de ces proposi-tions devient l’objet de la procédure : s’ilsdécident qu’elle a été pendue , blessée ounoyée de son vivant, c’est alors par elle-mëme ou par d’autres que le crime a pu secommettre ; s’ils jugent au contraire queles bleíïùres, la suspension ou la submersionont été précédées par la mort de cette per-sonne , ils rejettent la possibilité du suicide& établissent l'assassinat, & c’est cette dé-cision qui dirige les opérations de la justice,-puisqu’en effet elle détermine l'objet de sespoursuites. Or , les signes antécédens oucommémoratifs servant à constater ou àre 1 er tout ce que l’observation du cadu-cs ;s d l ncer . t ^ m ( v oye\ Médecine lé-GàTE ) ,1 faut nécessairement y avoir
égard. >, II est des arrêts qui défendent}■> aux juges d informer des vies & mœurs
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» des accusés en fait de folie , en leur en»» joignant de les juger à la rigueur , fans» avoir égard à l’aliénation d’esprit. Je res-„ pecte comme je le dois les décisions des» cours ; mais pour n’y pas contrevenir ,» je me récuserais plutôt mille fois que de„ ne pas informer à charge & à décharge„ dans le cas de folie comme dans tous les,» autres cas;& je doute qu’il se trouvât d’au-w tres juges qui voulustènt faire autrement,» & même des témoins qui voulustènt dépo-», fer du crime, fans parler de fa cause ». Ser-pillon, Code cri m. I. part. art. des rapports.
II est possible, comme l’observe M. Louisdans son mémoire fur une question anato-mique relative à la jurisprudence , qu’unhomme qui veut se défaire d’un autre, com-mence par l’étrangler & le suspendre en-suite : c’est une action réfléchie qui suit lemouvement violent qui avoit porté à l’as-saílìnat ; dans ce cas il est de la derniereimportance d’examiner s’il n’y a pas deuximpressions au cou faites par la corde, Tunecirculaire faite par torsion fur le vivant jl’autre oblique vers le nœud , qui feraitl’effet du poids du corps après la suspension.II est utile de faire cette remarque dès l’ins-tant même qu’on est arrivé sur le lieu dildélit & qu’on a le cadavre à sa disposition :on peut placer la corde sur 1 impression quise trouve autour du cou , & bien examinerquelle a été sa direction & sur-tout la posi-tion du nœud. Faut-il cependant rejeter,avec M. Louis, la tuppoíìtion qu’on puistesuspendre un homme plein de vie ? L’ap-pareil qu’exige cette action la rend peut-etre difficile , mais elle n’en est pas moinspossible. Un homme peut se laisser surpren-dre par une troupe d’assassins ; il peut êtretimide & foible ; il peut, selon les circons-tances , perdre du premier abord tout es-poir de salut & se résoudre à subir un genrede mort dont il n’a pas le choix, avec toutela résignation que produit la conviction defa propre foiblesse ou de l’impossibilité dusecours.jll faut d’ailleurs, pour que la cordeait fait, dans le cas supposé par M. Louis ,deux impressions distinctes , que l’étrangle-ment ait été fait en premier lieu par torsion,comme si l’on eût appliqué un tourniquet ;il est cependant très-possible qu’un astàssin,après avoir passé la corde autour du cou