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Tome trente-deuxième.
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c!e celui qu’il veut étrangler , ferre légère-ment le nœud de cette corde & sc contentede la tirer violemment à lui , après avoirrenversé à terre le malheureux ^qu’j.1 assas-sine. Une pareille impression sera obliquecomme celle qui résulte de la simple sus-pension , & le cadavre suspendu après Ì’as-sassinat n’offrira - dans s examen > qu’unefeule impression dont l’obliquité scroit priseir.a’-à-propos pour une preuve du suicide.

Du relie , il est certain que íì l'on ob-serve les deux impressions , l’astassinat estalors parfaitement prouvé il peut mêmesc faire que lorsque l’impreffion de la cordeest fort profonde , comme il arrive dansles lujets gras , la premiere impression quiaura été laite par torsion soit cachée dansle repli que forment les chairs. On conçoitcombien cela peut arriver aiíémcnt, puis-que la corde elle-méme sc trouve presquetoujours cachée dans ce repli qui est quel-quefois très-profond : il faut donc étendrela peau & la mettre à découvert précisé-ment à l’endroit de l’inscrtion du nœud,pour examiner íì, outre la premiere impres-sion , il n’y en auroit pas une seconde unpeu oblique vers cet endroit. L’impressionoblique devient de plus en plus manifestelorsque le cadavre reste long-temps suspen-du après la mort.

Si l’impression de la corde est à peu-prèscirculaire & qu’elle soit placée à la partieinférieure du cou au-destus des épaules, ilest clair que dans ce cas elle est une preuved’astàssinat non équivoque , puisque cettecirconstance ne peut avoir lieu que dans latorsion faite immédiatement fur la partieen forme de tourniquet ( pourvu qu’on aittrouvé le cadavre suspendu ). II est aisé deconcevoir qn’un homme qui sc suspend ,net pas le maître de fixer la corde vers lapamemféneure du cou , plus élargie quela íupcneure ; & en supposant cju’il l’y eûtplacee en premier lieu, elle gliiscroit néces-sairement vers les parties supérieures aupremier.instant de 1 élancement. D’ailleursle suicide peut avoir lieu sans suspension ,quoique l'étranglement soit la cause de mort.( Voy . ci-après.)

Les coups & les marques de violenceextérieure, comme les contusions, les bles-sures , les habits déchirés , le sang répandu,

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scnt’des pre^vesjd’asiàssinat non équivoques.Telle eit l’obscrvation de cette femme,dont parle Bohn , qu’on trouva pendue &fur le cadavre de laquelle on vit les deuxcôtés de l’abdomen & toutes les parties pos-térieures meurtries & livides , fans que levisage & les extrémités eu fient souffert lamoindre altération , sans même qu’on ap-perçût l’impression de la corde qui eût servià l’etrangler. Telle est encore l’observationde Devaux , sur une femme qu’on trouvapendue & qui u’offrit aucun des signes deî’étranglement, mais fur laquelle on trouvaune petite plaie pénétrante qui avoit percéle cœur & qui étoit cachée par l’affaisse-ment de la mamelle droite.

On lit dans le mémoire de M. Louis,que l’cxécuteur de la justice de Berne, en-voyé pour enlever le corps d’un hommequ’on avoit trouvé pendu , trouva le liensanglant, fait dont il ne tira aucune con-séquence , mais qui , par la rumeur qu’ilexcita parmi le peuple , fut le moyen quiservit à faire découvrir l’aslàssin. Je veuxconvenir avec M. Louis que dans ce cas-làce signe fut utile en ce qu’il donna lieuaux recherches qui firent découvrir l'as-sassin ; mais je fuis bien éloigné de croireque fur un pareil signe , fans autre examen,on soit en droit d’accuscr quelqu’un d’as-sassinat & de ne plus avoir égard à la possi-bilité du suicide. On sait qu’il se fait assezsouvent dans l’étranglement, des écorchu-res ou excoriations à l’endroit du cou quirépond à l’imprcssion de la corde ; il peutsortir de ces parties quelque peu de sangqui ensanglante le lien, sur-tout lorsque lesvaisseaux sont distendus à un tel point, qu’ilse fait des crevasses dans le cerveau & dansplusieurs autres parties. Ainsi lorsqu’ontrouve la corde teinte de sang , je voudroisqn’on 1 s’aslùrât, avant tout , qu’il n’y a au-cune écorchure , aucun déchirement danstout le trajet de l’impression de la corde ;si l’on n’en trouvoit aucune , ce lic-n en-sanglanté scroit un témoignage qvi'íl y au _roiteu du sang répandu dar.S lexécution '& par conséquent qu’il y auroit eu violenceexterieure.

„ con stnction violente du cou, peutetre une présomption très-forte d’assassinat:car on conçoit que le seul poids du corps