sus
», maintenant l’essort qne le premier choc», d’un semblable poids peut faire en se pré-», cipitant au bout du levier susdit ,• & l’on», verra que pour résister à ce choc , il faut», avoir plus de consistance & de force que», n’en ont les ligamens & les cartilages des» vertèbres ; ces parties se rompirent donc», dans le lieu où venoit aboutir le double», effort de l’occipital repousté en-devant», par la corde , & ainsi écarté des premie-», res vertèbres du cou , & de ces verte-», bres elles-mêmes tirées en bas & écartées», de l’occipital par le poids du corps ; fa», luxation dans í’instant suivit la rupture ,», & la mort sut austì-tót s effet de la luxa-», don
», Qu’on ouvre , dit M. Petit, les livres» des observateurs en médecine , on y», verra plus d’un exemple d’enfans qui font», tombés roides morts, après avoir été, par», forme de badinage,soulevés de terre;ceux», qui les foulevoient ayant une main fous», leur menton&l’autre fur le derriere de leur», tête. Si dans ce cas la feule pesanteur du», corps d’un enfant qu’on éleve doucement», est capable de produire un si terrible», effet, que ne fera point la chute préci-», pitée d’un corps qui s’élance & qu’une», corde retient en l’air t> ?
Quoique pur une inconséquence dont onne peut rendre raison , MM. les échevinsde Liege aient refusé de communiquer àM. Pfeffer P ouverture du corps de ce pen-du , on peut, en rappellant les circonstan-ces observées par ce médecin , en conclureavec M. Petit, que les vertèbres du couetoient luxées ( ou du moins tiraillées , &leurs ligamens distendus ) , & que c’étoitla feule Lt vraie cause de la mort de cetnomme ; en effet, M. Pfeffer observa d’a-bord que le visage étoit pâle & sansbouffis-lure , que la langue ne sortoit point de labouche , & que les yeux n’étoient ni tu mè-nes , m plus íanlans que dans l’état naturel:la tête n’étant plus soutenue se renversa eriarriéré -, ce renversement fut prodigieux ;& dans le moment qu’il se fit, la bouches’ouvrít, & le médecin vit distinctementune fumée qui s’en exhaloit : cette fuméeprouve que cet homme n’avoit expiré quedepuis quelques instans ; & le renversementprodigieux de la tête qui est tout à fait con-
SUS 15,
tre nature , indique aster que les vertèbresn’étoient point dans leur emplacement na-turel , & conséquemment que la moelleépiniere avoir subi quelque comprelsion o\jsroistèment.
La fumée dont je viens de parler, paroledue au dégagement de l’air qui étoit con-,tenu en grande quantité dans les poumòns,& qui s’y trouvoit retenu & comprimé fansdoute, parce que P interception de la tra-,chée-artere avoir été faite immédiatementaprès une force inspiration ; cet air , en fedégageant des cellules pulmonaires,s’exhalafous forme de fumée , en entraînant quel-ques vapeurs d’un corps encore tout chaud:ceci est appuyé par une observation de M.Littre , rapportée dans les mémoires dePacadémie des sciences, année 1704-, unefemme ayant été étranglée par deux hom-mes qui lui serrèrent le cou avec leurs mains,M. Littre vit à Pouverture de la poitrinede cette femme , les poumons extraordi-nairement distendus par l’air qu’ils conte-noient, & leur membrane extérieure touteparsemée de vaisseaux sanguins tuds—di-lates.
11 me parole que ces deux observations ,bien pesées, prouvent qu’une forte inspi-ration long-temps continuée , & durant la-quelle les poumons font distendus, peut,en gênant les mouvemens du cœur , suspen-dre la circulation , & produire une morttrès-prompte parla cessation de cette fonc-tion vitale ( V. Noyés. ) La rapidité de lamort de P un & de l’autre sujet dont ils’agit,me donne à penser que c’est à une causedifférente de Papoplexie & de l’étrangle-ment qu’il faut l’attribuer ; elle imite lapromptitude de la mort qui fuit la luxationdes vertébrés du cou ou leur fracture. Uneexpérience facile à répéter me parole ren-dre cette conjecture raisonnable : j’ai ouvertdes vaisseaux considérables aux extrémitésou à la tête de plusieurs chiens , & j’obí’er-vois que si durant l’hémorrhagie , Panimalfuspendoít sa respiration après une inspira-tion profonde un peu soutenue, Phémor-rhagie cessoit, jusqu a ce qu’elle reparûtavec force durant Pexpiration ; le batte-ment du cœur seroit-il fupendu dans cecas ?...
Quelques auteurs nient la possibilité do