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la luxation des vertébrés du cou , a causede la fermeté de leurs ligamens. Columbusallégué les observations qu’il a faites à Pa-doue , à Pise & à Rome, & assure très-poíìtivement qu’il est plus facile à ces ver-tébrés de se fracturer que de se luxer. Desobservations postérieures & souvent répé-tées , établisiènt la possibilité de l’un & del’autre cas ; mais il faut observer que lafracture de ces mêmes vertèbres est bienplus aisée & plus commune que leur luxa-tion. Les observations de M. Mauchartont prouvé que l’exteníìon des ligamensqui les unissent, en avoir imposé là-dessiis.Rohn, dans son traité de renuntiationel’ulnerum , rapporte qu’un homme ayantreçu un coup violent sur la nuque , n eutque le temps de prononcer quelques paro-les, d’exécuter quelques légers mouvemens,& tomba roide mort 1 instant d’après ; on
observa que 1 articulation de sa tête étoitfi relâchée, qu’elle se tournoit en tout sens,au point que la face se portoit aisémentvers les parties postérieures. La diííèctiondes parties ne présenta rien d’analogue à laluxation , on vit seulement que les tégu-mens & les muscles du cou ctoíent engor-gés de sang extravasé dans leur tissu
II arrive quelquefois que la premiere &la, seconde vertèbre , ou même les suivan-tes , font tiraillées en sens opposé ; le car-tilage intermédiaire se déchire sàns que lesligamens de réunion soient déchirés, &l’on trouve entre le corps de ces vertébrésun intervalle , capable asièz souvent d’ad-mettre le doigt; la tête penche alors indiffé-remment en tout sens, & cette mobilité estmême prodigieuse,- la connoisiànce desparties suffit pour annoncer qu’une simpleluxation ne permettroit pas cette mobilitéen tout sens. On fait que le mouvement de-vient plus obscur &c plus difficile dans lesdifférentes luxations des membres , soitcomplettes, soit incomplettes ; du restelexamen anatomique le plus scrupuleux ,ç , expériences que j’ai faites à ce sujetur es cadavres , me démontrent qu’il est
FvMa a ^ 1 U ì^r àâurer l’apophyso odon-toule de la seconde vertèbre, que d’enrompre les ligamens qul l'âachent aucrâne . qu on se i appelle combien le corpsdçs vertèbres est Ipongieux , & le peu de
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résistance que peuvent opposer ces os, sur-tout lorsqu’ils sont abreuvés par le sucmoelleux dans l’état de vie.
Les observations que je sis sor les verté-brés d’une femme qui fut pendue, prouventassez cette vérité ; les deux premieres ver-tébrés du cou , séparées du tronc par larupture du cartilage interposé entre la se-conde & la troisième , se trouvoient fer-mement attachées à l’os occipital par leursligamens naturels ; la seconde vertébréétoit coupée en deux parties , de maniéréque le corps étoit séparé de l’anneau oiseux,& l’apophyse odontoïde , de même que lapremiere vertebre ou l’atlas , n’avoient passubi la moindre altération , soit dans leursituation respective , soit dans leur articu-lation avec la tête ; quoi qu’il en soit de cesdifférentes luxations des vertébrés du cou,il est toujours sûr que dans les fractures lesdiílocations & les tiraillemens, la compres-sion ou les déchiremcns de la moelle épi-ssure ont toujours lieu , & l’on fait que lamoindre atteinte au tissii de ces parties ,entraîne une mort des plus promptes.
Les expériences les plus simples attestentcette vérité : j’ai plongé fur différons chiensun petit st il et à la partie postérieure du couà travers les tégumens, & je l’insinuois dansl’intcrvalle qu’on remarque entre la premie-re & la seconde vertebre ; dès que sinstru-ment avoir atteint la moelle épissure,l’animaltomboit roide mort sans exécuter le moin-dre mouvement ; & cette mort, presqueaussi rapide qu’un éclair ,_ n’étoit due (com-me le démontroit la dissection des parties)qu’au seul contact de l’extrêmité du stilet,qui avoir légèrement bleslê le principe dela moelle épissure. Les mémoires de M.Lorry , médecin , imprimés dans le recueilde l’académie des Sciences, présentent plu-sieurs expériences analogues.
On fait ensin que la moelle épissure peutsubir des commotions pareilles à celles queéprouve le cerveau , & dont les fuites sontégalement funestes. Paré fournit plusieursexemples de ce genre ; Bohn a vu un hom-me devenir épileptique à la fuite d’un coupde poing reçu sor la nuque.
II paroît par tout ce que j’ai dit, qu’aprèsavoir bien remarqué à l'extérieur tout cequi peut fournir des indices,ilfaudroit diílé-
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