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Tome trente-deuxième.
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ít'qner exactement les parties pour s’aíTurerdes changemens qui auroient pu s’y faire,cet-te dissection devroit même être obligatoiredans tous les cas. Je ne me lasserai point derépéter qu’on ne sauroit trop accumuler lespreuves , lorsqu’elles ne font pas décisivespar elles-mêmes ; la vie d’un homme ac-cusé , ou la mémoire d’un autre qu’onpeut siétrir, sont des objets capables d’iní-pirer l’effroi aux plus confians.

On a long-temps regardé comme démon-tré que les pendus ne meuroient que pardéfaut de respiration ; 1 interception de latrachée-artere par la corde , & la cesiàtiondu méchanisme de la respiration qui la í’ni-voit, ne laissnent aucun lieu de douterque ce ne fût la vraie cause de leur mort.Un examen plus éclairé & mieux dirigé , adémontré qu’ils meuroient apoplectiques ;Césalpin & Wepfer l avoient déjà annoncédepuis très-long-temps. Enfin, fans entalîèrles autorités, Valfalva S: Morgagni ont faitdes expériences décisives à ce sujet : on asans doute obligation à M. Louis d'avoirtendu cette vérité publique ; mais ce íeroitdonner dans un excès déplacé que de regar-der 1 interception de la respiration commeabsolument étrangère à la mort des pendus.La variété des cas fur lesquels les médecinsont à opiner , & les conséquences qui peu-vent s’ensuivre d une explication mal son-dée ou mal déduite , m’autorisent â entrerdans quelque détail fur ce sujet. Tous lespendus , dit M. Petit, n ne péristènt pas» à la potence dans le même espace detemps, il en est qui expirent presque» dans 1 instant qu’ils font lancés en l’air ;r> d autres ne meurent qu’après avoir étélong-temps secoués par les bourreaux :« on cn a vu plusieurs qui font restés íui-" P er *dus pendant plusieurs Iieurcs fans« perdre la vie ; cette variété dépend prin->3 cipalemeut de ce que tous les pendus ne33 meurent pas par 1 ester d’une feule &33 même cause, comme ceux qui ne sont pas33 physiciens se l’imaginent mai-à-propos 3-.La cause imicjue à laquelle le peuple a cou-tume d’attribuer la mort des pendus, est ledéfaut de respiration , occasionné par lapression que sait la corde : cette cause asans doute son effet ; mais quand elle estfeule, son action est lente. La plupart des’Á 'orne XXXli.

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hommes peu vent vivre quelque tempslans respirer , il en est une autre qui vientà son secours ; la corde ne sauroit serrerle gosier au point d’empêcher l’air de pé-nétrer dans les poumons , fans comprimerauísi les vaistèaux sanguins qui ramènentle sang de la tête vers la poitrine ; ces vais-seaux sont principalement les veines jugu-laires externes & internes : tandis que lelang arrêté dans fa descente ,ne peut fran-chir 1 obstacle que la corde lui oppose ,celui qui monte au cerveau par les artèresvertébrales, n’en fait pas moins son che-min librement, parce que ces artères fontsituées daiïs un lieu qui les met â I abri dela compression ; il arrive de là que le sangabordant toujours au cerveau,fans pouvoirs’en échapper , si ce n’esl par quelques pe-tites veines dont la capacité n’esl nulle-ment proportionnée à celles des artèresvertébrales ; il s’aceúmule dans le cerveau& le cervelet, il en distend excessivementles vaistèaux & produit une efpecc d'apo-plexie qui ne permet pas aux pendus devivre long-temps ; ces deux causes ontcoutume de concourir ensemble & de s'ai-der mutuellement, de façon cependantque section de la derniere semporte surla première. On sent bien au reste que ladifférente maniéré de disposer la corde,de la nouer , de la serrer ; que 1 âge Lc letempérament du parient, la texture pluson moins forte de son cerveau, la pléni-tude plus ou moins grande de ses vaisseaux,apporteront quelque différence dans 1 espacede temps qu’il faudra employer pour luifaire perdre la vie ; on forte que touteschoses Tailleurs égales, celui dont les vais-seaux contiendroient peu de fluide , quiauroit les organes d’une texture ferme ,les tuniques des vaistèaux capables d unegrande résistance , dont le cou feroir long,ik 1c corps maigre &c grêle , ne mourroitpas n-tôt par l osses des deux cailles énon-cées , que celui à qui la nature auroit don-né des dispositions contraires.

Les observations suivantes áe deux pen-dus rappelles à la vie, me paroislènV in-diquer évidemment le concours de ces deuxcauíes, & íiir-tout la supériorité de fesserde 1 apoplexie dans la mort qui dépend dcU Jujpension.

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