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Vcmcns de la respiration, tans elle étoitpetite & rare.
On voit par cette observation que lepouls se développe à mesure cju’on diminuela quantité de sang qui comprime le cer-veau ; les convulsions qui étoicnt une fuitede la lésion de cet organe, ceííènt à me-sure que la cause qui les produisoit diminueou disparoît. L’eau que cet homme butrappella ses esprits , & mit en jeu ou déve-loppa davantage faction des organes vitaux;en un mot la respiration sut toujours tran-quille & peu fréquente : preuve bien posi-tive que la plupart de ces accidens, tk lamort sur-tout, étoit moins due à l’inter-ception de la respiration , qu’à l’engorge-ment des vaisseaux du cerveau , d’où ré-sultoit une apoplexie sanguine : il ell pour-tant clair que la voix rauque & foible , lescrachats sanglans , & sur-tout la facilitéqu’on éprouva à le rappeller à la vie, an-noncent que l’interception primitive de la
respiration avoir été l’une des principalescauses de cette apoplexie , puisque la dila-tation & TafFaistement alternatif des pou-mons n’ayant plus lieu, la circulation s’ytrouvant difficile & lente, ce sang se porta& s’accumula en grande abondance dansles parties supérieures.
Les différentes réglés , & les réflexionsque j’ai rapportées dans cet article , ne fontpas feulement applicables dans le cas de suspension , ou ce qui ell de même, dans le casoù un homme est soutenu en î’air par unecorde passée autour du cou ; mais elles con-viennent encore dans quelques cas où unhomme astis ou appuyé fur le pavé , cestède íe soutenir par les jambes ou lesfestès,& s’abandonne à une corde íixée plus hautque fa tête.
II y a quelques années que je fus consultépour examiner le rapport qu’avoient faittiois chirurgiens ,, au sujet du cadavre d’unjeune homme qu’on trouva étranglé dansla maison de son pore ; on ne crut pas de-voir m’informer de la position dans laquelleon avoit trouvé le cadavre , mais il me pa-rut , par des lettres particulières, qu onsavoir trouvé reposant sur le pavé ; il cons-toit par la procédure , que ce jeune hom-me avoit été battu par son pere, la veille«u l’avant-veille de sa mort, & cette cir-
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constance fut mile à profit par les chirur-giens , qui crurent devoir en déduire î’ex-plication dont il étoit fait mention dans leurrapport : voici ce qu’un examen sévere dece rapport me fit conclure ; je mets à côtédes signes allégués par ces experts , les ré-flexions qu’ils me firent naître.
Ilm’aparu, r°. qu’aucun des signes énon-cés dans le rapport, n’établit une cause ex-terne & violente de mort, & par consé-quent n’exclut point la posiibilité, ou mê-me la vraisemblance du suicide.
1°. Ce n’est pas à l’estroi qui fuit lescoups qu’il faut attribuer la mort de cejeune homme.
3°. Je crois, d'a près les signes du rap-port, que c’est à la lésion de la moelle épi-niere qu’il'faut regarder comme la cause laplus probable de cette mort.
i°.Lcs deux impressions transversales ob-servées à la partie inférieure & postérieuredu cou, & qui le continuoient jusqu’au-des-sous de la glande thyroïde à la partie anté-rieure, ne pénétroient pas au-delà du tissiicellulaire ou du corps graistèux; I’équimoseétoit légerc, les muscles n’étoient ni macé-rés, ni déchirés, le canal de la trachée-artere& le larynx étoicnt dans leur état naturel ; ilparoît conséquent de conclure de ces ob-servations , qu’en supposant que ces impres-sions aient été faites par une corde dou-ble ou faisant deux tours,la constriction cau-sée par cette corde,n’a pas été suffisante pourproduire l’étranglement ou intercepter larespiration ; d’ailleurs la pâleur de la face,le défaut d’cngorgement dans les vaisièauxdu cerveau, la couleur vermeille de lalangue, Tétât naturel des yeux & des levres,prouvent asièz que ce n’est pas à Tétranglc-ment qu’il faut rapporter cetre mort.
Les autres contusions observées fur îccadavre , étoient trop léger es & avoienttrop peu de rapport avec le mechanisinedes organes viraux, pour penser qu’au-cune d’elles pût être considérée commecause de mort.
L’état naturel de tous les organes , &le peu de vexations que présentoir le .ca-davre , me paroiflòient même écarter leioiipeon d assassinat ou dc violence exté-neure , & fembloient établir la vraisem-blance du suicide. Une partie des contu-