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fions observées, purent aussi être causéespar des moyens étrangers aux coups : onvoit en effet assez souvent se former surles cadavres des équimoscs qui imitent entout celles qu o n observe sur les corps vi-vans, lorsque les parties ont été froisséesou comprimées. Un cadavre peut, dans lestransports qu on en fait en différons lieux ,être froissé ou heurté par djssérens corps ;les parties fur lesquelles il repose , sontcomprimées par le poids de toutes les au-tres; les chairs & les tégumens y lbnt donccomme contus , &Ton apperçoit deséqui-mofes se former par succession de tempsdans ces parties comprimées ; Tintervallede quatre jours ( qui s’écoulerent entre lamort du sujet & ia visite des experts ) meparut plus que suffisant pour la formationde ces équimoses.
1°. Le relâchement général de toutesles parties, & T extrême mobilité des ver-tèbres cervicales , annonçoient assez uneatonie dans les nerfs , ou pour mieux dire,une résolution de tout le corps en consé-quence de leur lésion ; mais cette lésioníeroit-elle due au saisissement & à f effroiqui suivirent les coups donnés à ce jeunehomme ? . . Cette possibilité étoit tropéloignée & ne me parut fondée fur aucuneinduction déduite des signes du rapport ;elle lupposoit d’ailleurs que la suspensionn’avoit été faite qu’après la mort du jeunehomme : or , dans un objet d’auíli grandeimportance , & qui entraîne une accusa-tion de cette nature, il ne me paroît paspermis de s’arrêter fur une possibilité siobscure , si compliquée, & qui d’ailleursétoit détruite ou fortement combattue parT examen scrupuleux de quelques-uns dessignes d u rapport.
On connoîtles effets singuliers de la peurou du chagrin ;on fait que leur excès peutporter atteinte à la vie ; mais comme ceseffets ne font pas ordinaires, il n’est per-ssff de s’arrêter à leur possibilité, qu’aprèss etre bien convaincu qu’il n’en existe point
r? U n C -if us natlu ' e Òe & mieux fondée ; ileff daiHeurs difficile de concevoir que lesaisissement procure l a mort sans q / ie les
organes vitaux presentent quelque déran-gement sensible : on a trouvé dans deshommes morts dexces de chagrin ou de
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joie , le péricarde rempli de sang , lesgroívaisseaux qui partent du cœur , & le cœurlui-même, remplis de concrétions poli—penses ; les poumons parsemés de tachesbrunes ou livides ; les veines variqueuses;le diaphragme violemment tiraillé vers lapoitrine , &: f estomac froncé ou plissévers fa grosse extrémité ; ensin quelquesigne sensible annonçoit toujours Tétât dcviolence dans les organes vitaux ou les vis-cères les plus importuns.
3°. Les expériences les plus communes& les mieux constatées , établissent T im-pôt tance de la moelle épiniere dans l’éco-nomie animale ; Tintégrité parfaite de cettepartie est abfolumejit requise pour la con-servation de la vie ; & 1 extrême délicatessede son tissu Texpoíb à des lésions considé-rables par dc légeres causes : 1 effet le plusordinaire des lésions de cette partie est Ta-tonie ou la résolution de toutes les partiesdu corps ; & la rapidité de la mort qui fuitces lésions, prévient , pour ainsi dire ,toute autre cause mortelle qui pourroicconcourir. S il est donc possible de prou-ver , par les circonstances de la suspension,que la moelle épiniere a pu souffrir quel-que lésion , j’aurai établi la probabilité oumême la vraisemblance d’une cause diffé-rente de celle qui fut alléguée dans ce cas:or cette possibilité s’annonce par les faits ;le seul poids du corps , lorsque le cou estfixe à une certaine élévation par une corde,suffit pour produire la luxation , la fractureou 1 extension des ligamens de la secondevertébré cervicale sur la première & surl’os occipital ; dans ces trois ci*, la moelleépiniere qui s’insere dans le canal vertébral,peut être lésée mortellement ; le dérange--ment des parties du cou peut n’êtresensible dans les trois eas supposés , quelorsqu on fait à dessein des recherchestrès-exactes & minutieuses, qui échap-pèrent fans doute aux auteurs du rapport.Les observations les mieux faites prouventla possibilité* des luxations & des fracturesde ces vertèbres par le seul poids ducorps ; ces mêmes accidens peuvent avoirHeu lorsque le cou étant entouré d’unecorde fixée quelcjue.part, ont fait un violentmouvement en sens opposé , sur-tout II latête est dans une position gênée. La peaia