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gle de la plaie , à droite & à gauche; ainsidu reste. Voye\ P L XXXI , jig. i. J’aidit qu’ordinairement un seul point de su-ture se plaçoit au milieu de la plaie : car íìla plaie étoit plus profonde vers un de sesangles, ce seroit dans cet endroit qu’il con-viendroit de faire la suture.
Lorsque les plaies ont plusieurs directions,
& qu’il y a un ou plusieurs lambeaux, ondoit commencer la suture par les angles deslambeaux, fans quoi on rifqueroit de ne paspouvoir réunir la plaie dans toutes ses par-ties. PI. XXX ,sig. iob n.
La profondeur de la plaie servira à déter-miner à quelle distance de ses levres cha-que point doit être fait,- le fil doit décrireune ligne courbe dans l’épaisseur des par-ties , & il faut que le milieu de cette cour-be pastè à une ligne du fond de la plaie :pour y réussir , il faut que l’éguille entred’un côté, à une distance égale à la profon-deur de la plaie, & qu’elle forte de 1 autrecôté à pareille distance : si l’on prenoitmoins de parties , le milieu du fil n’iroitpoint jufqu’au fond de la plaie : on parvientà en réunir la superficie ; mais les bouchesdes vaisseaux qui ne sont point affrontésdans le fond , laissent échapper du sang &de la lymphe ; il s’y forme une suppurationà laquelle il faut donner istùe par une inci-sion , lorsque la cicatrice est bien forméedans toute l’étendue de la superficie de laplaie; si l’aiguillepénétré à trop de distan-ce , on risque d’embrastèr les parties au-delà du fond de la plaie , ce qui, en cau-sant une douleur inutile , ne seroit pas fansdanger.
Pour pratiquer la sature , toutes ces me-sures prises, òn rapproche les levres de laplaie : on les fait tenir dans cette situationpar un aide : on prend l’aiguille avec lamain droite ; le doigt index & celui du mi-lieu seront fur la convexité de l’aiguille,& le pouce dans la concavité j la pointefera tournée du côté de la poitrine de 1 opé-rateur , & le cordonnet dont elle fera en-filée , sera jetté extérieurement fur la main.Le cil rurgien appuiera légèrement le petitdoigt s 1 annulaire de fa main droite furJ ; 1 ? art î; e bîostée, ík portera la pointe de1 aiguille lur la peau , a ] a distance conve-nable , le pouce fit le doigt indicateur de
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la main gauche, appuieront par leurs extré-mités fur le côté opposé á l’endroit où l’ondoit faire entrer la pointe de l’aiguille , fitpar ce moyen, on percera tout-à-la-foisles deux levres de la plaie ; lorsque la pointede l’aiguille est suffisamment sortie en-tre les deux doigts de la main gauche ,qui, parleur compression , en favorisaientle passage ; on tire l’aiguille par sb pointeavec ces deux doigts de la main gauche, enobservant qu’en même-temps qu’ils saisis-sent la pointe de l’aiguille pour la tirer,on porte deux doigts de la main droitepour soutenir latéralement les parties quel’aiguille traverse : on continue de faire lesautres points fans couper les fils que l’ontient fort lâches pour qu’ils forment desanses aslèz grandes pour faire les nœuds :quand on a fait autant de points que l’é-tendue de la plaie l’a requise , on coupeles anses par le milieu, ô í on fait les nœudsà la partie supérieure , ou à la moins dé-clive de la plaie , afin qu’ils ne s’imbibentni de sang ni de pus ; le nœud que l’on faitdoit d’abord être íìmple fie être astùjettipar un demi-nœud en rosette , afin depouvoir être desserré ou resserré au besoin:dans cette vue M. le Dran conseille degraistèr la superficie du nœud avec quelquehuile ou pommade , & de mettre par-def-sus une petite com preste aussi graísièe.Ces préceptes généraux souffrent quelquesexceptions.
i 8 . Lorsque les plaies font profondes,on ne prend point les deux levres d’unseul coup d aiguille : on pénétré du dehorsau-dedans, à un des côtés de la plaie , &après avoir retiré entièrement l’aiguille,on acheve le point en perçant l’autre levredu dedans au-dehors.
2 . 0 . Dans.les plaies à lambeaux, le nœudne doit pas toujours se faire à la partie su-périeure ou à la partie la moins déclive de laplaie , car si le lambeau est fait de bas enhaut, la réunion exige que le nœud fe fasteen-bas ; «St on doit déroger à toute régléqui est contraire à la fin qu’on fe pro-pose.
L’appareil consiste à mettre fur la plaieun plumaceau trempé dans quelque heau-me vulnéraire qui ne soit point trop desti-catif, de crainte qu’il ne s’oppose-à la tran-