Band 
Tome trente-deuxième.
Seite
171
JPEG-Download
 

I

s u z

sudation purulente qui se fait toujours duplus ou du moins dans toutes les plaies : onlofe une ou deux compresses mollettes fura plaie ; on entoure le membre avec uneautre , & on maintient le tout par quel-ques tours de bande.

On provient ou on calme finflammationpar la saignée & le régime ; on fomentela plaie avec seau & l’eau-de-vie tiede , &on ne leve l’appareil qu’au bout de trois ouquatre jours , à moins qu’il n’y ait des ac-cidens. S’il survient inflammation , on re-lâchera les points, jufqu’à ce qu’elle soitcalmée ; pour les restèrrer ensuite : quandla réunion est faite , on ôte les fils en lescoupant à la partie opposée au nœud : onles retire doucement & facilement : commela cicatrice est nouvelle , il est bon de tenirquelques jours la partie en repos, & méme«rappliquer quelques languettes d’emplàtresagglutinatifs pour la soutenir. Les plaiesfaites par les aiguilles , fe guérissent aisé-ment, il suffit d’y couler un peu d’eauvulnéraire ou d’ean-de-vie. ( F”)

, SUVARO CAPO , ( Geog. mod. ) capd’ïtalie, dans le royaume de Naples , furla côte de la Calabre ultérieure. Maginveut que ce soit l’ancien B rettiumP romon-torium. [D. J.')

SUVEREAU , l'oyez Saurel.

_ SUWA , ( Culte & Alythologie. ) divi-nité très-révérée des Japonois, & qui pré-side à la chaste. On célébré plusieurs fêtesen son honneur. Voye\ SlNTOS.

SUWO , ( Geog. mod. ) une des huitprovinces de la contrée montagneuse mé-ri .^, onale âe l'empire du Japon. Elle est di-visée en six districts, & a trois journées d’é-tcndue de lest à l'ouest. Son pays abondecr nmrt en plantes & en pâturages.

so“, ^ di r; s -

tite que par-tout ailleurs. ( D. J. )

^ SUZAN PORTE DE , {Htst. des Juifs.)c'est ainsi que fut appellée la porte orien-tale du temple de Jérusalem. Elle reçut cenom , parce que l’édit en vertu duquel letemple tût achevé , avoit été donné parDarius, ;r; ans avant Jelus-Christ , dansson palais de ò> u\an ou Suze , ainsi quedisent les Grecs. Cette ville de Suze fut en

S U Z 171

conséquence représentée en sculpture au-dessus de la porte dont nous parlons, &l’ouvrage a subsisté jusqu’à la destruction dutemple par les romains. Voye\ Ligfòot detemplo , cap. iij.

SUZANNE SAINTE , ( Geog. mod. )petite ville de France , dans ie Maine, àdix lieues du Mans, au bord de la petiterivière d'Hervé ; c étoit autrefois uneplace forte. Long. ij. 14. ; \latit. 48. 9.{D. J.) ^ ^

SUZANNE, lys , (Htfi.sacrée) filled’Helcias & femme de Joakim , de la tri-bu de Juda , est célébré dans récriture parson amour pour la chasteté. Elle demeu-roit à Babylone avec son mari, qui étoitle plus riche & le plus considérable deceux de fa nation , & ils y avoient fansdoute été transportés par Nabuchodonosoren même temps que Daniel. Quoique lesJuifs fe regardassent comme captifs dansce pays , parce qu’ils étoient fous une do-mination étrangère ; ils y vivoient cepen-dant dans une grande liberté , avec le pou-voir d’acquérir des fonds , de se gouvernerselon leurs lois, & d’avoir des juges deleur nation pour régler leurs différends.C’est ce que l’on remarque dans l’hiítoirede Suzanne , dont il est dit, que le mariétoit le premier d’entre les Juifs , chez le-quel les juges du peuple alloient très-fou-vent, & où se rendoient tous ceux quiavoient quelque affaire à juger. Les char-mes de Suzanne qui étoit parfaitementbelle , firent naître une passion violente.& criminelle dans le cœur des deux vieil-lards qui étoient alors juges d’Iíìraël, &leur amour s’étant fortifié par l’habitudequ’ils avoient de voir Suxanne fe prome-ner dans le jardin de son mari , quand lepeuple étoit retiré , ils ne furent plus maî-tres d’eux-mémes & fe sivrerent à tout l’ex-cès de leur folle ardeur : ces deux vieillardscorrompus, rougirent long-temps de fe dé-couvrir l’un à l’autre la plaie sionteufe deleur cœur, mais enfin ils franchirent lesbarrières de la pudeur , k si» communi-quèrent le feu dont ils brôloient, pourconcerter ensemble les moyens de sur-prendre Suzanne feule dans son jardin, ils.s y cachèrent donc un jour , & cette ver-tueule lemme y étant entrée, voulut fe