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Tome trente-deuxième.
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labes dont le son sensible est une diphton-gue réelle & auriculaire , soit seule, soitprécédée d’une , de deux ou de troisconsonnes.

Je ne parle point des syllabes artificiellesfinales , où le son sensible est suivi d uneconsonne , parce qu e je crois qu’il est plustitile & plus vrai de détacher cette con-sonne finale pour la prononcer à part avecson schéva ou e muet presque insensible ,comme je sai montré ailleurs. Voye\ SYL-LABE.

Je ne dis pas non plus qu’il faut nom-mer toutes les consonnes avec ce schévaou e muet, conformément aux vues de lagrammaire générale adoptées depuis parMM. Dumas & de Launay, & parles maî-tres les plus sages. Cette épellation me pa-roît si vraie , li simple & si utile ; & l’an-cienne au contraire, íi inconséquente, siembarrassée , & si opposée aux progrès desenfans , que je pense qu’il n’est plus néces-saire d’insister sur cela.

Mais je remarquerai, comme une choseimportante , que pour ce qui concerne lessyllabes dont j’ai indiqué le détail & les di-visions , il n’en faut omettre aucune dansles tables que l’on en drestera : syllabesiiullum compendium ejl , perdiscendce om -nés. C’est lavis de Quintilien. ( Infi. I ,j. 5. ) ; & il veut qu’on y arrête lesentáns jusqu’à ce qu’on ait toute la certi-tude possible qu’ils ne font plus em-barrastès de la distinction d’aucune syllabe.Je suis persuadé qu’ils ne le seront jamais

Í ;uere , s’ils nomment les consonnes par lechéva, parce qu’il est aisé de leur faireconcevoir, qu’au lieu de schéva , il fautmettre le son qui suit la consonne.

II. Essais de lecture. Quand les enfansseront fermes fur leurs lettres & fur leurssyllabes, il faut leur faire lire quelque cho-se ; mais cela doit être préparé. Je ne trou-ve rien de mieux imaginé que l’expédientque j’ai vu employé dans quelques jyllabai-res. Le discours qui doit servir de matièreaux premieres lectures, est imprimé à droitefur la page recto , lbus la forme ordinaire ,•& vis-à-vis , a gauche fur l e verso ; le mê-me discours est imprimé en nareik r-iractp-fes 3 mais avec une, séparation & un tiret

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entre chacune des syllabes de chaque mot;Par exemple :

Dieu tou-ché de la ve-rtu deJo-se-ph, lui fit trou-ver gra-cede-vant le gou-ve-rneu-r.

Dieu touché de la vertu de Jo-seph , lui fit trouver grâce de-vant le gouverneur.

On commence à faire lire l’enfant auverso ; cela est aisé pour lui, il y retrouvedans un autre ordre les mêmes syllabesqu’il a vues auparavant : on lavertit qu’ilfaut lire de fuite celles qui font attachéespar un tiret ; que les consonnes finalesqui font séparées , doivent se prononcer ,comme dans gou-ve-rneu-r ; que cellesqui ne font pas séparées font muettes, com-me dans trou-ver , de-vant : il est bientôtau fait, & on peut, après deux essais, luicacher le verso , & lui faire répéter la mê-me lecture au reílo.

Mais quelle matière offrira-t-on à sespremiers estais ? II me semble que jusqu’icion n’a apporté guere de discernement oud’attention au choix que l’on en a fait.Dans quelques syllabaires , c’est Voraisondominicale , la salutation angélique , lesymbole des apôtres , la confession , lescommandemens de Dieu & de L’église , &quelquefois les pseaumes de la pénitence ;choses excellentes en foi , mais déplacéesici y i°. parce qu’elles ne font pas de natureà fixer agréablement l’attention des enfans,dont la curiosité n’y trouve aucune idéenouvélle nettement développée & tenantà leur expérience : 2 0 . parce qu’on a foindans les familles chrétiennes d’apprendre debonne heure aux enfans les mêmes chosesqu’on leur met ici fous les yeux , ce qui lesexpose à rendre très-bien l’enchaînementdes syllabes & la fuite des mots , fans êtreplus intelligens dans l’art de lire, & à trom-per ainsi l’efpérance de leurs maîtres qui ,en les faisant pastèr à un autre livre , lestrouvent aussi embarrassés &c aussi neufsque s’ils n’avoient encore rien vu de pa-reil.

D’autres syllabaires ne renferment quedes choses inutiles, déplacées, ou au-def-

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