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Tome trente-deuxième.
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t> qui ne Je peuvent joindre ensemble au» commencement d'un mot, ne s’y joignent» pas au milieu , mais les consonnes qui,, Je peuvent joindre ensemble au comme n-», cernent £ un mot,sc doivent aujji joindre», au milieu , & llamus prétend que de», faire autrement, cejl commettre un bar-», barijme. 11 est bien fur que íi la jonction», de relie & telle consonne est réellement», impossible dans une position , elle ne», l est pas moins dans une autre. M. D.», Lancelot fait dépendre la possibilité de„ cette jonction d’un seul point de lait,», qui est de savoir s’il en existe des exem», pies à la tète de quelques mots latins.», Ainsi, suivant cet auteur, paslor doit», s’épeller pa - Jlor , parce qu’il y a des», mots latins qui commencent par jì ; tels», que flare , Jlimulus : au contraire , ar-», duus doit s'épeller ar-duus , parce qu’il», n’y a aucun mot latin qui commence par», rd. La réglé seroit embarrastànte, puis-», qu’on ne pourroit la pratiquer sûrement,», à moins que de connoître & d’avoir pré», sens à l’esprit tous les mots de la langue», qu’on voudroit épeller.Mais d’ailleurs,s’il», n’y a point eu chez les Latins de mot», commençant par rd, est-ce donc une», preuve qu’il ne pût y en avoir ? Un mot», construit de la forte seroit-il plus étrange», que bdellium , Tmolus , Ctésiphon ,», Ptolomeus „ ?

A ces excellentes remarques de M.Harduin , j’en ajouterai une , dont il meprésente lui-même le germe.C’est que pourLtablir la possibilité de joindre ensembleplusieurs consonnes dans une méme syl-labe , il ne siiffiroit pas de consulter lesadages particuliers dune feule langue, ilxaudroit consulter tous les usages de toutesles^ langues anciennes & modernes : & celameme seroit encore insuffisant pour établirune conclusion universelle, qui ne peut ja-mais être fondée solidement que furies prin-cipes naturels. Or , il n’y a que le mécha-nií’me de la parole qui puislê nous faireconnoître d’une maniéré íûre les principesde fociabilité ou d’incompatibilité des arti-culations , & c’est conséquemment le seulmoyen qui puisse les établir. Voici, je crois,ce qui en est.

i“. Les quatre consonnes constantes m,

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n , /, r, peuvent précéder ou suivre tonteconsonne variable , foible ou forte , r ,/,b , p , d , t, g , q , \ , s , j , ch.

xo.Ces quatre conlonnes constantes peu-vent également s’astòcier entr’elles , m n ,n m , rnl , lui , mr , rm , nl, hiy nr, r n ,lr , ri

3°. Toutes les consonnes variables foi-bles peuvent se joindre ensemble , & tou-tes les fortes font également sociables entreelles.

Ces trois réglés de la fociabilité des con-sonnes font fondées principalement fur lacompatibilité naturelle des mouvemens or-ganiques , qui ont à se succéder pour pro-duire les articulations qu’clles représentent:mais il y a peut-être peu de ces combinai-sons que notre maniéré de prononcer Y emuer écrit ne puisiè lervir à justifier. Parexemple , dg se fait entendre distinctementdans notre maniéré de prononcer rapide-ment , en cas de guerre , comme s’il y avoiten-ca-dguer-re-, nous marquons jv dans lescheveux , que nous prononçons comme s’ily avoit lé-jveu , &c. c’est ici le cas où l’o-reille doit dissiper les préjugés qui peu-vent entrer par les yeux, & éclairer l’cfpritfur les véritables procédés de la nature.

4°. Les consonnes variables foibles fontincompatibles avec les fortes. Ceci doits’entendre de la prononciation , & non pasde récriture qui devroit toujours être à ìavérité, mais qui n’est pas toujours uneimage fidelle de la prononciation. Ainsinous écrivons véritablement obtus, où l’onvoit de fuite les consonnes b, t, dont la pre-mière est foible & la seconde forte ; mais ,comme on l’a remarqué ci-dessus , nousprononçons op tus, cji fortifiant îa premiereà cause de la seconde. Cette pratique estcommune à toutes lés langues, parce quec’est une fuite nécestltirc du méchanisme dela parole.

II paroît donc démontré que l’on íètrompe en effet dans l’épellation ordinaire,lorsque de deux consonnes placées entredeux voyelles on rapporte la premiere à îavoyelle précédente , & l a seconde à lavoyelle suivante. Si, pour se conformer à laformation usuelle desj syllabes on veut nepoint imaginer de schéva entre les deuxconsonnes , & regarder les deux articula-