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qu’on pût tenir compte de la diminutionde l’obliquité de l’écliptique pour les ascen-sions droites &les déclinaisons ; mais voiciune remarque essentielle qu’il ajoute.
» Nous observerons néanmoins , dit-il,que si la diminution de l’obliquite de 1 éclip-tique provient de l’altération du grandorbe , comme cela paroit démontre, ànon pas du mouvement de l’eqnarenr,cette diminution ne changera ni les as-censions droites , ni les déclinaisons ; cefera seulement aux longitudes & aux lati-tudes qu’iî faudra appliquer les équationsprécédentes avec des lignes diíférens,ainsi que l’indiquent les tables qui le trou-vent dans la Connaissance des temps defj6o , p. zz6’( Voye\ plus haut n°. jSc 8.) Nous avertissons, à cette occasion ,qu’il s’y est glisléune faute dans la premieretable Sc que les signes y sont renversés , ilfaut mettre — à la premiere ligne , & -f- àla seconde
Section II. Du mouvement particulierde quelques e'toiles. Le nombre des étoi-les qui ont un mouvement qui leur estpropre , mais dont on n’a pu encore asti-quer la cause , commence à devenir assezgrand & à mériter de plus en plus l’atten-tion des astronomes ; mais on en lait en-core trop peu fur cet article, pour quenous ayons occasion de citer ici des tablesqui expriment la quantité de ce mouve-ment , ou des listes des étoiles qui en sontaffectées j 1 ouvrage qui f’ourniroit le plusdeconnoisiànces lur cette matière n’est pasmême encore imprimé , ce qui m’obligepareillement d’être très-succint.
, |ly a environ 6o ans qu’on a commencéa s appercevoir du dérangement physiquedont il est question ; on doit les premieresremarques lur ce lujet à M. Halley ; il aétéJum parMM• Castìni, de la Caille &le Monmer j les étoiles dont les variationsont été les mieux constatées , sont aldeba-ran , arcturus , sirius & l’aigle : ces varia-tions affectent principalement la latitude,mais fort irrégulièrement. On a aussi ob-servé dans quelques étoiles un mouvementen longitude , principalement dans la lui-sante de l’aigle & dans arcturus ; c’est decette derniere étoile que le mouvement estle mieux connu , & de façon qu’on ne fe
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dispense plus d’en tenir compte ; il a fournià M. Hornoby , professeur d’astronomie àOxford , la matière d’un mémoire curieuxqui est inféré dans les Tranf ph’lofoph.tom. LKXlIl. part. I. p. i o z , Sc danslequel j’ai trouvé un petite table qui repré-lente diíférens résultats pour le mouve-ment particulier d’arcturus en ascensiondroite & en déclinaison cn 78 ans ; cesrésultats sont déduits des observations deM. Hornoby, pour la position de cetteétoile , comparées avec celles de Flam-steed j 1 auteur y a appliqué encore descorrections, à cause d’un mouvementparticulier qu’il a remarqué aussi dans » dubouvier, & qui influoit lur les observationsd’arcturus, & il en est résulté une secondetable, par laquelle on voir, en prenant unterme moyen , que dans l’espace de 78ans , 1 étoile s’est avancée vers l’onest del ' 3 3" , Ç74 , Sc vers le sud de 2' 36", 81.M. de la Lande trouve des résultats assezdifférens de ceux-ci, en comparant lesobservations de M. de la Caille, avec cellesde Flamsteed.
M. de la Lande donne une histoireabrégée du mouvement particulier dontil s’agit, dans son Astronomie , tom. III.p. 1 54, & il cite les Tranf. philos. tft8 ySc les Mémoires de VAcadémie , années1738,$>&$. 8 , pour quelques éclaircisse-mens plus amples ; il ne reste donc qu’àajourer ici ce qu’on fait des découvertes deleu M. Mayer de Gottinguc, fur ce lujet ,ce sont celles que j’ai dit n’être pas encorepubliées. M. de la Lande en parle , articlex?§6, fans avoir été à même de donnerune idée du mémoire de Mayer ; le peuque j’en dirai est tiré d’une feuille pério-dique qui fe publie à Gottingue.
M. Ma ver a observé environ 80 étoilesdans l’intenrion de s’afliirer li elles ontun mouvement particulier ; il en a trouvéiy sor ce-nombre qui se meuvent sensible,ment, & un grand nombre d’autres encorelui paroislènt avoir un mouvement somblable , mais si lent, qu'i! ne pourra êtreconstate qu aptes un long espace de temps1 est a remarquer que ce ne sont pas feu-lement les étoiles es plus grandes & lesplus brillantes qui décèlent un tel mouve-m;nt : u y en a parmi celles de moindreK k k 2