444 T A B
grandeur qui ne se meuvent pas plus lente-ment que les plus claires, tandis que parmiles étoiles de la premiere grandeur on enremarque qui ne changent pas sensiblementde place. Arcturus a aussi, suivant M.Mayer , le mouvement le plus rapide ; en50 ans il -.'approche de 1 equateur de 2' endéclinaison , & son ascension droite dimi-nue d’une minute ; de sorte qu’après quel-ques siécles cette étoile ne se trouveroitplus dans la constellation du bouvier, maisprès de l’épi de la vierge. Sirius & pro-cyon , pollux, la claire de l'aigle, y de.postions , & quelques autres étoiles, prin-cipalement dc la baleine & de la grandeourse , ont à peu-près la moitié du mou-vement d’arcturus ; d’autres se meuventencore plus lentement. M. Mayer a tiréces conclusions de la comparaison de sesobservations faites à l’observatoire royalde Gottingue , avec des observations an-ciennes en partie, mais principalementavec celles que M. Roemer fit en 1706. IIa fait remarquer aulsi dans son mémoireque , quelle que soit la cause de ces mou-vemcns , on ne doit au moins pas la cher-cher dans un dérangement du système so-laire. Ce mémoire , au reste, lu devant lasociété royale de Gottingue , au commen-cement de 1760 , doit enfin paroître in-ceííàmment dans le premier volume durecueil des ouvrages posthumes de M.Mayer , que nous avons vu dans la cin-quième section de la seconde partie, queM. Lichtemberg étoit chargé de publier.
Section III. Des tables de la parallaxeannuelle des étoiles fixes. Quoiqu’on aitrenonce' enfin à supposer aux étoiles fixesune parallaxe méme annuelle seulement,il convient cependant de donner ici uneidée de la forme des tables , au moyendesquelles on en auroit tenu compte , demême que M. de la Lande a jugé nécessairedans son astronomie (are. 2j $8 Ù fuit’. )d’expliquer la question de cette parallaxe& la loi des variations qui devroient enrésulter. Nous ne parlerons que des tablesde MM, Horrebow & Manfredi, lesquel-les seules répondent à notre intention, carnous nous serions entraînés beaucoupplus loin que le sujet ne mérite , si nousvoulions aussi indiquer toutes les tables ,
T A B
de Riccioli, Zahn, & autres qui font rela-tives à cette parallaxe , & parmi lesquellesil fau droit compter aussi celles de la vî-testè , de la distance , de la grandeur, &c.des étoiles.
1. M. Horrebow a traité la question dela parallaxe du grand orbe , & on a donnéune table de celle des fixes dans son Co~pernicus triomphans , five de parallaxiorbîs annui tradatu , qui a paru en I727,6t dont il y a une seconde édition , aug-mentée & corrigée dans le troisième vo-lume de ses Opéra phyficomathemat. Co-penhague 1741.
Cet astronome ayant trouvé dans lesmanuscrits de feu M. Roemer, de qui ilavoit été l’éleve , une note qui difoit quela différence entre Pajcenfion droite de lalyre L? de firius ríétant pas la méme à4" de temps près, aux mois dt ft u rie rÙ de septembre , il fallait que le doublede la somme des deux parallaxes dugrand orbe fût de moins d’’une minutede degré ; il a cherché à confirmer cettedécouverte par la comparaison de plusieursobservationsd’étoiles, faites par M. Roë-mer au commencement de ce íiecle, dansses deux observatoires. ( Voye\ fur ces ob-servatoires tables de réfraíh on) , & à met-tre au jour l’évidence ou la nécessité dumouvement de la terre , par la démons-tration d’une parallaxe des fixes ; il a trouvédans un grand nombre d’observations lapreuve apparente que si deux étoiles dif-fèrent en ascension droite d’environ 121 heures, Fintervalle nocturne entre leurs pas-sages au méridien au printemps, surpasséd’environ 4" fintervalle diurne entre leurspassages en automne ; il en a conclu quela plus grande parallaxe annuelle d’uneétoile fixe , en les supposant toutes égale-ment distantes du soleil, étoiti^" de degré,5 c prenant pour le demi-diametre du grandorbe 213 , 086 fois celui du soleil , il adéterminé celui de la sphere des fixes, oula distance des fixes au soleil de 2930030demi-diametres du soleil, ou de 13730,
> demi-diametres de l’orbite de la terre.C’est sur ce fondement qu’est calculée latable de M. Horrebow,/>a^. 2.8$ de la deu-xième édition , pour chaque 20 e . minutede différence entre midi 6c l’heure du