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Tome trente-deuxième.
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annuelle , dans le Tome Ul de son "Astro-nomie ; il y donne Thistoire de cetre paral-laxe ; il cite les ouvrages qui en traitent,& réduit à des réglés très-simples les mé-thodes de déterminer les parallaxes en lon-gitude & en latitude. {J B. )

Les tables dont les astronomes tont leplus d’uscge , sont les tables du sale U , lapremierc table contient les époques deslongitudes moyennes du soled pour ie pre-mier jour de janvier à midi moyen, loríquel’anne'e est bissextile , ou pour le jour pré-cédent quand Tannée est commune ; j'enai expliqué la construction , les fondemens& les calculs dans le íixieme livre de monAstronomie.

La seconde est pour le mouvement dusoleil, de jour en jour, tout le long de Tan-née, à raison de 59' 8" par jour.

La troisième présente le même mouve-ment pour les heures, minutes & secondes.

La quatrième est la table de Téquationdu centre ou de Téquation de Torbitc pourle soleil, calculée pour chaque degré d’ano-malie moyenne , dans l'hypothelê de Ke-pler , c'est-à-dire, dans une ellipse, dontl’excentricité est o , oi^Ar, &c qu’il fautajouter à la longitude moyenne.

La cinquième est la table des lo-garithmes , des distances d u soleil à laterre , pour chaque degré d’anomalie ; cesdistances ne font autre chose que les rayonsrecteurs de la même ellipse , calculés austidans Thypothese de Iíepler.

Ce sont la les seuls élémens qu’on aitemployés dans les tables du soleil de Ke-ïy 01 ' âe Boulliaud , de Street, de la Hire,de Ca.hni, de Halley , &c. mais depuisque les calculs de Tattraction ont fait con-noitie les dérangemens causés dans le mou-vement de la terre par les attractions de lalune , de vénus , de Jupiter , & l e ch “ment des points équinoxiaux par Teffet dela nutation , il a fallu ajouter quatre autrestables pour les inégalités de la longitude dusoleil ; elles se trouvent dans les tables deM. Mayer , publiées à Londres, & danscelles de M. Tabbé de la Caille qui sontdans mon Astronomie ; ce sont là les feulestables du soleil dont les astronomes fastèutusage actuellement.

Les tables des planètes contiennent pré-

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c!sèment la même chose que les tables dusoleil, quant aux cinq premiers articles ;& Téquation 'ant ajoutée à la longitudemoyenne , donne la longitude vraie de laplanète vue du toleil dans son orbite , ony ajoute la réduilion à /’ écliptique , & Tona b longitude vraie de la planète réduitea Técliptique : on ajoute auíii une réductionsemblable au logarithme de la distance dela planète au soleil, pour avoir la distanceréduite au plan de 1 écliptique : connòistàntpour le même instant le heu du soleil , onen conclut , par la résolution d’un seultriangle , là longitude géocentrique de laplanète , c’est - a - dire , sa distance vuede la terre , aussi réduite à Técliptique :Ton ajoute aux tables des planètes celle dela latitude héliocentrique pour chaque de-gré de distance au nœud ou d argumentde latitude ; & Ton trouve ensuite , par larésolution d’un second triangle , la latitudegéocentrique , ou vue de la terre. Lesplus anciennes tables que nous ayons dumouvement des planètes , sont celles dePtolomée , qui vivoit à Alexandrie , Tan140 de Jefus-Christ ; elles sont comprises,dans son Almagefìe , livre où T auteur ras-semble tout ce qui s’étoit fait avant lui,en y joignant ses propres observations ; ila été imprimé plusieurs fois ; la plus belleédition est celle de Balle , en grec ;celle de Venise de 1518 , en latin , est dela traduction de Trapezantius.

Alphonse , roi de Castille , sot le pre-mier qui rectifia les Tables astronomiquesde Ptolomée , vers Tan iz^z , après ungrand nombre d’observations faites par luiou sous ses yeux ; les Tables Alphonfinesont été imprimées à Venise ea r 49 z , a.Paris en 1545 , &c.

Copernic , le premier restaurateur deTastronomie , dans le XVI e . siecle , aprèstrente ans d’observations & de calculs,publia de nouvelles tables des mouvemenscélestes en 1543 , dans son ouvrage c/eKei'olutionibus otbium cœleflium , qui aété réimprimé en 1566 , 1503 & i$ ì7

Mais Tycho-Brahé surpassa infinimenttous ceux qiu lavoient précédé, par lenombre prodigieux d’observations qu’d fitdan son de d Huesoe , sot la fin du xvi*.siécle, « il íournit la matière d’une nou-