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peut conclure delà qu elles se forment &:se dissolvent, ensuite fort près du soleil, &que ce sont très-probablement aes efpecesde nuages solaires formés des exhalaisonsdu soleil.
3 ®. Puis donc que les exhalaisons du soleils’élevent de son corps, & se tiennent sus-pendues à une certaine hauteur de cet astre,il s’ensuit delà , selon les lois de Hydrosta-tique , que le soleil doit être entouré dequelque fluide qui puisse porter ces exha-laisons vers en haut, fluide qui, comme no-tre atmosphère, doit être plus dense vers lehas, & plus rare vers le haut ; & puisqueles taches se dissolvent & disparoistènt aumilieu même du disque , il faut que la ma-tière qui les compose , c’est-à-dire , que lesexhalaisons solaires retombent en cet en-droit ; d’où il fuit que c’est dans cet endroitque doivent naître les changemens de l’at-mosphere du soleil, & par conséquent dusoleil lui-même.
4°. Puisque la révolution des taches au-tour du soleil est très-réguliere , & que leurdistance du soleil est ou nulle , ou au-moinstrès-petite , ce ne font donc pas, à propre-ment parler , les taches qui se meuvent au-tour du soleil, mais c’est le soleil lui-même,qui, tournant autour de son axe , emporteavec lui \es taches , soit quelles nagent furla surface de cet astre , ou dans son atmos-phère , Sc il arrive de-là que les taches ,étant vues obliquement près du limbe , pa-rodient en cet endroit étroites & oblon-gues.
Les taches de la lune font fixes : quel-ques-uns prétendent que ce font les om-bres des montagnes ou des endroits rabo-teux qui se trouvent dans le corps de lalune ; mais leur immobilité détruit cetteopinion. L’opinion la plus générale & laplus probable est que les taches de la lunefont des mers, des lacs , des marais, ùc.qui absorbent une partie des rayons du so-leil , & ne nous en renvoyent qu’un petitnombre, de maniéré qu’elles parodientcomme des taches obscures ; au lieu queles parties terrestres réfléchissent à cause deleur solidité, toute la lumière qu’elles reçoi-vent , & ainfi parodient parfaitement bril-lantes. M. Hartfoeker est d’un autre avis ,.& prgtend que les taches de la lune, ou
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du-moins la plupart, font des forêts, despetits bois, &c. dont les feuilles & lesbranches interceptent les rayons que laterre réfléchit, & les renvoyé autre part.
Les astronomes comptent environ 48taches fur la surface de la lune , à chacunedesquelles ils ont donné un nom différent.La 21 e . est une des plus considérables , &est appeltée Tycìio.
Taches des / lanetes. Les astronomestrouvent que les autres planètes ont aussileurs taches. Jupiter , Mars & Vénus enfont voir de bien considérables quand onles regarde avec un télescope , & c’est parle mouvement de ces taches que nous con-cluons que les planètes tournent fur leuraxe, de même que nous inférons le mêmemouvement dans le soleil, à cause du mou-vement de ses taches.
Dans Jupiter , outre ces taches nousvoyons plulieurs bandes parallèles qui tra-versent son disque apparent. Voye\ Ban-des , Planètes , Soleil , Phases ,
&c. JVclf. & Charniers.
Le mouvement des taches du soleil estd’occident eu orient, mais il ne se fait pasprécisément dans le plan de l’orbite de laterre : ainsi Taxe autour duquel tourne lesoleil, n’est pas perpendiculaire à cet or-bite. Si l’on fait passer par le cercle du soleilune ligne parallèle à celle de l’orbite ter-restre , on trouve que cette ligne fait avecl’axe du soleil un angle de 7 degrés ou en-viron : ainsi l’équateur du soleil, c’est-à-dire,le cercle qui est égaloment éloigné des deuxextrémités de son axe, ou de ses deux pôles,fait un angle de 7 degrés avec l’équateurde la terre ; & u on imagine la ligne oùces deux plans se coupent, prolongés depart & d’autrc jusqu’à la circonférence del'orbite terrestre , lorsque la terre arriveradans s u n ou l’autre de ces deux points dia-métralement opposés, la trace apparentedes taches observée sur la surface du soleilsefa pour lors une ligne droite : ce qui estévident , puisque l’ocil est alors dans le planoù se fait leur vrai mouvement : mais danstoute autre situation de la terre sur sonorbite , l’équateur solaire sera tantôt élevéau-dessus de notre œil, & tantôt abaissé, &pour lors la trace apparente de taches ob-servées fur le soleil, sera une ligne courbe.