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S! dans nn corps aussi lumineux que lesoleil il y a différentes matières, dont la plusépaisse ou la plus groíîiere forme les cachesqui l’obscurcissent , on ne doit pas êtreétonné si les planètes qui font opaques,contiennent aussi des parties solides &fluides qui réfléchislènt une lumière plusou moins vive , & qui í’ahsorbent pres-qu’entiérement. La surface de toutes lesplanètes doit donc nous paroître couverted’une infinité de taches , & c’est auísi cequ’on a reconnu , soit á la vue simple , soitavec des lunettes, Inft. Astron. ( O )
TACHE de naijsance , ( Physol. ) unnombre infini d’arteres &c des veines abou-tissent à la peau. Leurs extrémités réuniesy forment un lacis recouvert t par l’épider-me. Dans leur état naturel, ces extrémitésdes vaiíîèaux sanguins, ne laissent presquepastèr que la portion séreuse du sang , lapartie rouge continue sa route par d’autresvaisseaux dont le diamètre eíl plus grand jmais les vaisseaux qui forment le lacis peu-vent acquérir plus de diamètre , donnerun libre passage à la partie rouge du sang ,devenir variqueux , & par conséquent cau-ser sur la peau une élévation variqueuse ,qui paroîtra rouge ou bleuâtre , selon quedans cette dilatation , les tuniques dont lesvaisseaux font composés, auront plus oumoins perdu de leur épaisseur.
Cet accident qui arrive quelquefois aprèsJa naissance , n’arrive que trop souvent surle corps des enfans renfermés dans le seinde leur mere ; les vaisseaux peuventêtre trop dilatés lors de la fécondation , &pour peu qu’ils aient été portés au-delà deleur diamètre , le mal va presque toujoursen augmentant, parce que ce lacis vafcw-leux n est contraint par aucune partie voi-sine. Delà vient que c es taches qu’on attri-bue fauflement à 1 imaginarion de la merequi a délire de boire du vin , ou fur qm onen a répandu , s’étendent, s’ éleveur , dé-bordent au—dessus de la peau , & causentsouvent une difformité considérable.
Ce lacis des vaisseaux est différemmentdisposé êc figuré dans les divers endroits ducorps. II est tout autre fur la peau du visageqisaiileurs ; il est même différent en diversendroits du visage j on pourroit peut-être
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expliquer par-là pourquoi une partie ducorps rougit plutôt qu’une autre.
C’est fans doute par la raison de cettemême différence , que les taches duvin sont plus fréquentes an visage quedans d’autres parties du corps , car unepartie du corps ne rougit plus facilementqu une autre ,qu’autant que la partie rougedu sang y trouve un moindre obstacle àpastèr dans le lacis des vaiíîèaux. La rou-geur se montre plus facilement au visagequ ailleurs par cette même raison , ensortequ’un effort léger qui ne produit rien furune autre partie , produira sor l e visageun effet sensible J auísi quand on examineces taches à f aide d’un bon microscope ,la dilatation des vaiíîèaux s’apperçoit clai-rement , & l’on y voit couler les partiesdu sang qui les colorent. (D. J.)
Tache du Crystallin , ( Médec.)j’entends par tache da cryfialhn , une ef-pece de cicatrice qui est communémentblanche , qu’on remarqile fur fa superficie& qui bleslè la vue.
Elle est le plus souvent la suite d’un très-petit abcès ou pustule qui se forme fur lasuperficie du crystallin , dont flmmeurétant en très-petite quantité & bénigne ,se résout & se consomme, sans causer d’au-tre altération au crystallin , que celle dulieu où cette petite pustule se trouve ; &cet endroit du crystallin se cicatrise ensuite.
Dans son commencement, on la con-noit par un nuage fort léger qui paroît surle crystallin , & par le rappor t du maladequi se plaint que sa vue est brouillée ; dansla fuite ce nuage devient plus épais , &blanchit enfin.
On ne peut cependant dans les premiersmois affûter positivement que ce ne soitpas le commencement d’une cataracte , oud’une ulcération ambulante du crystallin ,parce qu’on ne peut juger de la nature dela pustule : mais quand âpres un , deuxou trois ans , cette tache reste dans lemême état , on peut probablement assurerqu’elle y restera route la vie.
Quand cette tache est blanche, on lavoit aiscment, & quand e'ie est noirâtre011 ties-iuperficielle , on ne la peut distin-guer ; mais on conjecture qu’elle y est parle rapport du malade.