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Selon Pendroit que cette tache occupe ,les malades semblent voir devant l’ail , &en l’air , un nuage qui suit l’œil en tousles lieux où la vue se porte.
Les malades en font plus ou moins in-commodés, suivant qu’elle est plus grande,ou plus petite , ou plus profonde, ou plussuperficielle.
Les taches du crystallin ne s’effacentpoint, ainsi les remedes y font inutiles :elles n’augmentent point, à-moins qu’ellesne s'ulcèrent de nouveau ; & elles ne s’ul-cerent pas, fans qu’il se faste une nouvellefluxion d’humeurs fur cette partie ; maisquand cela arrive , le crystallin s’ulcéréquelquefois entièrement, & il sc forme ainsiune cataracte purulente, ou au-moins unemixte qui tient de la purulente. (D. J.)
TACHÉOGR APH1E , f. f. ( Littërat. )on appelloit ainsi chez les Romains fartd’écrire auíïì vite que l’on parle, par lemoyen de certaines notes dont chacuneavoit fa signification particulière & dési-gnée. Dès que ce secret des notes eut étédécouvert, il fut bientôt perfectionné ; ildevint une efpece d’écriture courante,dont tout le monde avoit la clé , & à la-quelle on exerçoit les jeunes gens. L’em-pereurTite, au rapport de Suétone, s’yétoit rendu si habile , qu’il se faifoit unplaisir d’y défier ses secrétaires mêmes.Ceuxqui en faifoient une profestion particulière,s appelloient en grec ict.'xpoyçá.yii , & enlatin notarn. II y avoit a Home peu de par-ticuliers qui n’eustent quelque esclave onaffranchi exercé dans ce genre d’écrire.Pline le jeune en menoit toujours un dansses voyages. Ils recueilloient ainsi les ha-rangues qui se faifoient en puolic.
Plutarque attribue à Cicéron l’art d’écrireen notes abrégées, & d’exprimer plusieursmots par un seul caractère. II enseigna cetart à Tiron son affranchi ; ce fut dans l’af-faire de Catilina qu’il mit en usage cetteinvention utile , que nous ignorons enFrance, & dont les Anglois ont perfec-tionné l’idée , l’usage & la méthode dansleur langue. Comme Caton d’Utique nedonnoit aucune de ses belles harangues,Cicéron voulut s’en procurer quelques- junes. Pour y réussir , il plaça dans différons Iendroits du sénat deux ou trois personnes '
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qu’il avoit stylées lui-même dans fart ta-che ographi que , & par ce moyen il eut, &nous a conservé le fameux discours queCaton prononça contre César, & que Sal-1 uste a inféré dans son histoire de Catilina:c’est le seul morceau d’éloquence qui nousreste de ce grand homme. (D. /.)
L art tache'ographique est encore enusage en Angleterre. Voye% Tachygra-phe.
TjÌCHI-VOLICATI , ( Géog. mod.)bourg de Grece dans la Macedoine ; Nar-dus croit que c’est l’ancienne Gyrtone.(D. J.)
TACHYGRAPHIE , f. f. ( Littërat. )la tachygraphie ou tachéographie , parolecomposée des mots grecs txk*< , vite , &
, écriture , est fart d’écrire avec ra-pidité & par notes ; elle est austi quelque-fois nommée brachygraphie de ut ,court, & yputpeo, f écris , en ce que pourécrire rapidement, il faut sc servir de ma-niérés abrégées.
Austi les Anglois qui font ceux de tousles peuples du monde qui s’en fervent leplus généralement &c y ont fait le plus deprogrès , l’appellent-ils de ce nom short-hand . main brieve , courte écriture ouécriture abrégée.
Herman Hugo dans son traité, de primosenb. origin. en attribue I’invention auxHébreux , fondé fur ce passage du pseaumexliv. Lingua mea calamus Jcribce velociterscribentis. Mais nous ferons voir , en par-lant du notariacon , que leurs abréviationssont beaucoup plus modernes , purement!Chaldaïques & inventées par les rabbins,long-temps après la destruction de Jéru-salem.
Cependant les anciens n’ignoroient pointcet art. Sans remonter aux Egyptiens, dontles hiéroglyphes étoient plutôt des symbo-les qui repréfentoient des êtres moraux ,fous limage & les propriétés d’un être phy-sique. Nous trouvons chez les Grecs destachéographes & semmeiographes, commeon le peut voir en Diogene Laërce & au-tres auteurs , quoiqu’à raison des notes oucaractères singuliers dont ils étoient obligésde se servir , on les ait astez généralementconfondus avec les cryptographes.
Les Romains qui » avec les dépouilles ds
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