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maîtres ou professeurs en Tachygraphie ,témoin l’hymne de prudence fur îa mort deS. Cassen , martyrisé à coups de style parses écoliers.
Prcefaerat stuaiis puerilibus , & gregemulto.
Septus magijler litterarum fédérât.
Verbanotisbrevibus comprenderecurtíl.ipéri tus ,
Rapti/nque punclis dicía prœpetibus [e-qui.
Et quelques vers après ,
Reddimns ecce tibi tàm mi Hia multanotorum,
Qitàm jlcuxdo , jlendo , te docente exce-pimus.
Non potefi irafci , quoi scrïbimus ipejubebas ,
Nunquàm quietum dextera ut ferrerJlylum •;
Non petimus toties , te prœceptore , ne-gjtas ,
ytv.ire dcílor , jamscholarum sérias.
Pangere puncla libet ,/ulcifque intexerefdcos ,
Plexus catenis impedire virgulas.
Lib. n -fi 7,r Hymn. IX.
Ceux qui exerçoient cet art , s’appel-loient cursores (coureurs) , quia notis cur-fim l'erba expediebant, à cause de la rapi-dité avec laquelle ils traçoient le discoursfur le papier , & c’dt vraisemblablementl’origine du nom que nous donnons à uneforte d'écriture que nous appelions cou-rante , terme adopté dans le même sens parles Anglois, Italiens , &c.
Ces cursores ont été nommés depuis no-tarii , à cause des notes dont ils se ser-voient ; & c’est l’origine des notaires, dontl’ufage principal dans les premiers siéclesde 1 église , étoit de transcrire les sermons,discours ou homélies des évêques. Eufebe ,dans son H ftoire eccléjìafiique , rapportequ’Origènes souffrit, à 1 âge de soixante ans,que des notaires écrivissent ses discours ,ce qu’il n'avoir jamais voulu permettre au-paravant.
S. Augustm dit dans fa CLXITI me épître,qu il auroit souhaité qtie les notaires
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préfens à ses discours , eustènt voulu lesécrire ; mais que comme pour des raisons àlui inconnues, ils s’y refusoient, quelques-uns des stores qui y assstoient , quoiquemoins expédirifs que les notaires , s’enétoient acquittés.
Et dans Y épître CLllf?, il parle de huitnotaires assistans à ses discours ; quatre defa part , & quatre nommés par d’autres,qui se relayoient, & écrivoient deux à deuxafin qu’il n’y eût rien d’obmis ni rien d’al-téré de ce qu’il proférois.
S. Jérôme avoit quatre notaires & sixlibraires : les premiers écrivoient fous fadictée par notes, & les seconds tranferi-voient au long en lettres ordinaires ; telleest l’origine des libraires.
Enfin , le pape Fabien jugeant récrituredes notaires trop obscure pour l’ufage or-dinaire , ajouta aux sept notaires apostoli-ques sept fou diacres , pour transcrire aulong ce que les notes contenoient par abré-viations.
Ceux qui voudront connoître plus parti-culièrement leurs fonctions & distinctions ,pourront recourir à Yart. Notaire.
Il parc/it par la 44 me novelle de Justi-nien , que les contrats d’abord minutés encaractères & abrégés par les notaires ouécrivains des tabellions , n’étoient obliga-toires que lorsque les tabellions avoienttranscrit en toutes lettres ce que les notairesavoient tracé tachygrafiquement. Enfin ilf’ut défendu par le même empereur , d’enfaire du-tout usage à l’avenir dans les écri-tures publiques , à cause de l'équivoquequi pouvoit naître par la ressemblancedes signes.
Le peu de littérature des siécles suivansles fit tellement tomber days l’oubîi > quele pseauticr tachygraphique cité par Tri-theme , étoit intitulé dans le catalogue dticouvent , pseautier en langue arménienne.Ce pseautier, à ce que l'on prétend, feconserve actuellement dans la bibliothèquede Brunswick.
II nous reste à parler d'un autre genrede Trachygraphie qui s’opere parle retran-chement de quelques lettres, soit des voyel-les comme dans 1 hébreu , supprimantquelquefois des consonnes ; ce qui est astersuivi par ceux qui écrivent dans les claífcs ,