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Tome trente-deuxième.
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corrirfie Jed. pour secunìhm , &c. snr qûoîon peut voir Xarticle Abréviation.

De cette espece est le notariacon , troi-sième partie de la cabale judaïque, qui con-siste à ne mettre qu une lettre pour chaquemot. Les rabbins le distinguent en rajchethtboth , chefs de dictions , lorsque c’est lalettre initiale &sophe thtboth , fin des mots,lorsque c’est la derniere.

Iíï en composent aussi des paroles tech-niques & barbares , comme par exemple ,ramban pour r ab bi ; moïse bar Maiemon ,c’est-à-dire , fils de Maiemon. Ceux quivoudront connoître plus particulièrementces abréviations, en trouveront plus demille au commencement de la Bibliothè-que rabbinique de Buxtorf: ils peuventauílì consulter les Recueils de Mercerus,David de Pomis & Schinder. Les rabbinscabalistiques vont bien plus loin: ils pré-tendent que presque toute récriture sainteest susceptible de cette interprétation', &qu’cn cela & la gémare consiste la vraieintelligence ou l’esprit de la loi.

Ainsi dans la premiere parole de la Ge-nefe , au commencement, ils ont trouvé :bara rackia-aresschamaim jam theomoth ,il- créa au commencement les cieux Ù laterre & Pabyme.

I! est facile d’appercevoir que le but desrabbins, par ces interprétations forcées ,étoit à’é!acier les pastàges les plus formelsdes prophètes fur l’avènement du Messie ;prophéties accomplies littéralement dans lapersonne de Jesus-Christ.

Les Grecs ont ainsi trouvé dans le nomd’Adam les quatre parties du monde,O.V3.To\n , orient ' S'va-n , occident ; «parcí ,nord', psTHftgftci, midi ; & il y a beau-coup d’apparence que le fameux abraxa-daLy-a, & autres noms barbares qui sc trou-vent iur les talismans & autres monumensdes bassilidiens & gnostiques, noms qui ont -idonné la torture à tant de favans, ne font ,que des mots techniques qui renfermentplusieurs paroles. Ce qui donne plus deprobabilité à cette conjecture, est qu’ungrand nombre de caractères qui se trou-vent sur les talismans & dans les œuvresdes démonographes font visiblement desmonogrammes. On voit dans Agrippa lesnoms des anges, Micha'él , Gabriel &

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■Raphaël, exprimés de cette maniéré &ál aide de la ligure quadrilinéairo ou cham-brée , rapportée par le même auteur.

On en peut résoudre un très - grandnombre en leurs lettres constituantes. 11ne íeroit donc pas surprenant que ceux quile Ion t étudiés à combiner tous les élé-rnens d un mot dans une feule lettre , eus-íent réuni les lettres initiale? dans une feule■ p3 rôle»

Les Romains sc scrvoient aussi de lettresinitiales pour designer certaines formulesusitées dans les inscriptions long-tempsavant Cicéron , comme S. B. Q. _A. poursénatus populusque romanus , J). M. dismanibus , bc. dont Gruter nous adonnéune ample collection dans son traité deInfcriptionibus veterum. On peut aussiconsulter Mabillon de re diplomaties,ainsi que Sertorius , Ursatus , Valerius-Probus , Goltzius, &c. qui nous ont laissédes catalogues d’abréviations' usitées dansles inscriptions, les médailles &: les procé-dures. Cet usage qui ne laisse pas de char-ger la mémoire , & ne s’étend qu’à un pe-tit nombre des mots ou formules , a liendans presque toutes les langues. VoyezAbréviation.

Quant aux caractères tachygraphique squi font plus immédiatement de notre su-jet, íl y en a d’univerfeîs: tels font lescaractères numériques > algébriques, astro-nomiques , chimiques & ceux de la mu-sique , dont on peut voir les exemples fousleurs articles respectifs & particuliers ; tel-rles font récriture chinoise, quelques traitésfrançois manuscrits à la bibliothèque duroi , & la tachygraphie angloiíe.

Les Anglois enfin , ont perfectionné cegenre d’écriturc; & c’est parmi eux ce quepeut-être étoit VîvtSoMypc/.piy.n. Chez-les Egyptiens, ils font poussé au point deíuivre facilement I’orateur le plus rapide ;& c’est de cette façon qu’on recueille lesdépolirions des témoins dans les procèscélébrés, les harangues, dans les chambresdu parlement, les discours des prédica-teurs , 6c. de forte qu’on n’y peu t riendire impunément, même dans une com-pagnie , pour peu que quelqu’un sc donnela peine de recueillir les paroles.

Cet art y est fondé fur les principes deQ q q i

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