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’iíun tonneau plein d’eau fraîche ,' qu’on agrand soin de renouveler lorsqu’elle com-mence à s’échauffer, l’extrémité inférieuredu serpentin paíle au-travers d un trou fortjuste, percé vers le bas du tonneau ; c estpar cette extrémité que coule la liqueurdistillée dans des cruches ou pots de raffi-nerie servant de récipiens. ,
Lorsqu’il ne monte plus d esprit dans lechapitau , on délúte les jointures du collet,& après avoir vuidé la chaudière, on laremplit de nouvelle grappe , & on recom-mence la distillation , pour avoir ime cer-taine quantité de premiere eau diítillee ,laquelle étant foible , a besoin d etie ìepal-fée une seconde fois à l’alembic. Par cetterectification , elle acquiert beaucoup delimpidité & de force. Elle est très-spiri-tueuse ; mais par le peu de précaution, ellecontracte toujours de I âcrete , & uneodeur de cuir tanné fort défagreaole a ceuxqui n’y font pas accoutumés. Les Angloisde la Barbade distillent le tafia avec plusde foin que nous ne faisons. Ils remploientavec de la limonnade , pour en composerle punch dont ils usent fréquemment. V.Punch. C’est encore avec le tafia , mêlédes ingrédiens convenables, qu ils compo-sent cette excellente liqueur connue sousle nom d’eau. des Barbades , qui cepen-dant est beaucoup plus fine & bien meil-leure lorstju’elle est faite avec l’eau-de-viede Coignac. On emploie communémentle tafia pour frotter les membres froiíîês,pour soulager les douleurs rhumatismales.On y ajoute quelquefois des huiles de fré-gate , de soldat, ou du serpent tête-de-chien : fi on le mêle avec des jaunes d’ócufscruds& du baumedecopahuun peu chaud,,oh en compose un excellent digestif pro-pre à nettoyer les plaies.
. Quoique le fréquent usage de l’eau-de-vie & des liqueurs spiritueuses soit perni-cieux à la santé, on a remarqué que detoutes ces liqueurs le tafia étoit la moinsmalfaisante. Cela paroít démontré par lesexcès qu’en font nos soldats & nos. negres,qui résisteroient moins long-temps à,lamalignité, des eaux-de-vie qu’on fait enEurope. Art. de M. i,e Romain.
TAFILET, ( Géog. moi. ) royaumed’Aíriqile en Barbarie , compris dans'les
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états de Maroc. II est borné au nord parles royaumes de Tremecen & de Fez., aumidi par le désert de Barbarie , au levantpar le pays des Béréberes , & au cou-chant par les royaumes de Fez , de Ma-roc & de Sus. On le divise en trois pro-vinces , qui font Dras, Sara & Thuat.Les grandes chaleurs qu’il y fait , & leslabiés en rendent le terroir stérile : ce-pendant 1! y croît beaucoup de dattes. Sesprincipales villes font Tafilet, capitale :Sugulmesle, Timefcuit & Taragale (D T)Tafilet , {Çéog. mod. ) ville tfAsti-que , capitale du royaume , & fur une ri-vière de même nom. Elle est peuplée d’en-viron deux mille béréberes, & son terroirproduit les meilleures dattes de Barbarie.Long. 16. 5 ; lat. z8 . 30. ( D. J. )Tafilet , riviere , ( Géog. mod ) ri-vière d’Aírique dans la Barbarie, au royau-me du même nom, qu elle traverse. Elle asa source dans le mont Atlas , au pays desSág'ars, & fe perd dans les sables du Sara,ou désert dé Barbarie. ( D. J. )
TAFOE, ( Géog. môd.) ou Tajou ;.province d’Afrique ', 'dans la Guinée pro-prement dite , au royaume d’Akim. Versle midi de cette province est la montagnede Tafou , où l’on prétend qu’il y a desmines d'or.
s T APURES , ( Géog. mod. ) petite villed’Asie, dans l’Archipel des Mol'uques, à80 lieues de Ternate. Elle a trois lieues detircuit, des palmiers , du coco , plusieursautres fruits , un grand étang, &c. en unmot elle est fertile , & néanmoins fortdépeuplée par les ravages qu’y commirentles'Efpagnoîs eh 1631 , & dont este n’apu fe relever. (D. J.)
, TAGAì , ( Gé("g.' ànc. )'ville de la Par-thie , apx confins de l’Hyrcanie , près dufleuve Oxus, scion Polybe, /. X, /z°. z6& scion Solin.
TAGAMA-, ( Gecgr. anc. ) ville d’A-frique dans la Lybie intérieu'rc, fur le bord
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selon Ptôlòmée .1. IV. c 1 «V puépiscopale. ■' ■■■
TAGAOST , ( Géog. mod. ) ville d’A-
à Matoc , dans b
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