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Tome trente-deuxième.
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quartier séparé , & y font un hon com-merce. Lent]. 10. lat. zS. 50. (D. J. )

TAGASTE , ( Geog. anc. ) ville d’A-írique dans la Numidie , entre Hippone& Sicca-Veneria , 011 comme le parquel’itinéraire d’Antonin , fur la route d’Hip-pone à Carthage,entre Hippone & Narag-gara, à 53 milles de la premiere de cesvilles, & à 25 de la seconde. Pline nommeTagajle , Ttigejlen.se oppidum. C’étoit unsiégé épiscopal , qui a subsisté long-temps après les ruines de Carthage ìkd’Hippone. /

Cette ville a été encore célébré par lanaissance de S. Augustin, en Fan 354.deJ. C. & d’Álypius Ton bon ami, qui endevint évêque Fan 394. Tandis que S.Augustin réíutoit les Pélagiens avec laplume , Alypius obtint contre eux, deFempereur Honorius , les arrêts les plussévères. Ce font ces arrêts , dit le P.Maimbourg , qui exterminèrent l’héréiiepélagienne de l'empire , parce qu’on chas-sa de leurs steges tous les évêques quine voulurent pas souscrire à la condam-nation impériale. Le P. Maimbourg gou-toit fort la conversion produite par leglaive j celle de la persuasion n’est-ellepas au contraire dans Fesprit du Christia-nisme ? Notre Sauveur n’en vouloir pointd’autre. ( D. J.)

TAGAT , ( Ge'ogr. mod.) montagned’Afrique , au royaume de Fez, à Z lieuesau couchant de la ville de Fez. Elle estfort longue & étroite : toute sa face ducôté de Fez est couverte de vignes ; maisde l’autre côté & fur le sommetce sontdes terres labourables. Les habitait; dçcette montagne lont tous des gens detravail, & demeurent dans des hameaux.{D. J.)

TAGË , {Geog. mod.) ville de F Arabieheureuse , sur la route de Moka , entreManzéri & Manzucl, à 18 lieues de lapremiere de ces villes. Celle-ci a ^quel-ques belles mosquées ; elle est fermée de ■murs , & a un château pour la commanderon la défendre.

T Age , le , ( Geogr. mod. ) en latinTagus , grande riviere d’Eípagne , qui ,selon les anciens , rouloit des paillettesd’or avec son fable. Ta^us auriferis are-,

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nis celebratur , dit Pline , l. Ils. c. xxij.Elle ne roule plus d’or aujourd’hui , maiseste en porte beaucoup à FEspagne & auPortugal, par le commerce.

,Ge fleuve a sa source dans la partieorientale de la nouvelle Castille , auxconfins du royaume d’Arragon. II traversetoute la Castille de l’oricnc à I’occident,& baigne Tolède : de là il passe à Almaraz& à Alcantara , dans l’Estramadouve d’Es-pagne , d’où entrant dans l’Estramadourede Portugal, il lave Santaren , & va for-mer un petit golfe d une lieue de largeur >qui sert de port à Lisbonne ; & deuxlieues au-desibus il se décharge dans I’O-céan atlantique. La marée monte à Lis-bonne ordinairement timize piés à pic,& plus dp dix lieues en avant vers fasource.

Le Camoens, dans fa Lufiade , apos-trophe ainíì les nymphes du T âge. „ Nym-» phes, dit - il, íì jamais vous m’avezr> inspiré des sons doux & touchans J si» j’ai chanté les/bords de votre aimable» fleuve, donnez-moi aujourd’hui des» accens fiers & hardis ! Qu’ils aient lar> force & la clarté de votre cours ! Qu’ils» soient purs comme vos ondes , & que" désormais le dieu des vers préfère vosr> eaux à celles de la fontaine sacrée „!

Cette apostrophe est charmante , quoi-qu’çl.le ne renferme point le beau con-traste qui se trouve dans celle de Denhamà la Tamise , comme le lecteur en pourrajager en lisant le mot Tamise. {D. J.)

I AGEE A , s. t. ( Hijl. nat. Bot. exot. )cette plante croît aux Indes orientalesdans les lieux; sablonneux , & s’éleve à lahauteur de trois ou quatre piés. Sa ra-cine est fibreuse & noirâtre ; ses tiges fontrondes, ligneuses &c vertes. Ses feuillesviennent par paires fur des pédiculescourts ; elles font d’un verd-pâle , listés ,larges , oblongues , émoustées par la poin-te , & cannelées vers la queue. Ses fleurs<í>nt la couleur & la figure de celles dusaphora. Cette plante est le Jena spuriaMalabarica , del’Hort. Malab. {D. J.)

TAGÉS, f m. ( Mythologie.) demi-dieu trouvé, endormi fous une motte deterre , & réveillé par un laboureur avec lefoc d’uné charrue. On lui attribue d’avoir

porté