se compose de M. William Denison, président, officier du génieet ancien gouverneur de Madras, de l’éminent chimiste EdwardPrankland et de M. John Chalmers Morton, l’éditeur de Y Agricul-teur al Gazette.
Le 16 juin 1870, les nouveaux commissaires font paraître leurpremier rapport • sur les bassins des rivières Mersey et Kibble, «et quelques mois plus tard, le 4 juillet 1870, un second rapport,consacré tout entier à l’examen d’un procédé chimique nouveau poul-ie traitement du sewage, procédé qui avait pris naissance au com-mencement de l’année 1868 et qui a fait beaucoup de bruit enAngleterre sous le nom de procédé ABC.
Dans leur rapport du 16 juillet 187 0, les nouveaux commissaires ontrepris la question à sa source. Ce premier rapport est un véritable traité.Bien qu’il ne porte que sur les remèdes à apporter à la pollutionde deux rivières déterminées, MM. Denison, Erankland et Mortonont, avant de proposer des remèdes, tout visité, tout analysé, toutcomparé. C’est un travail d’ensemble vraiment admirable.
Les conclusions de ce premier rapport (v. p. 130, vol. I) sontplutôt administratives que techniques, au moins en apparence. LaCommission propose de laisser chaque ville, chaque manufacturierlibre de recourir au procédé d’épuration qui lui plaît, pourvu que ceprocédé satisfasse à la condition de ne rejeter à la rivière qu’uneeau présentant un degré de pureté nettèment défini.
5. — Degré de pureté que doit présenter Veau d’égout après désinfec-tion pour pouvoir être admise dans un cours d’eau. Proposition de laSeconde Commission des Rivières.
La Commission propose de considérer comme ne pouvant êtreadmis dans les cours d’eau :
■ a. Aucun liquide contenant, en suspension , plus de trois partiesen poids de matière minérale sèche ou plus d’une partie en poids dematière organique sèche dans 100,000 parties en poids du liquide.
n b. Aucun liquide contenant, eu solution, plus de deux partiesen poids de carbone organique ou plus de trois parties en poids denitrogène organique dans 100,000 parties en poids du liquide.
« c. Aucun liquide qui montrera à la lumière du jour une cou-leur distincte, lorsqu'on en placera une couche d’un pouce d’épais-seur dans un vase en porcelaine ou en faïence blanche.
« d. Aucun liquide qui contient, en solution, dans 100,000 par-ties en poids, plus de deux parties en poids d’un métal autre que lecalcium, le magnésium, le potassium et le sodium.
« e. Aucun liquide qui, dans 100,000 parties en poids, contient