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la (loin mission (les ingénieurs en chef (voir rapport (lu 30 mars 1865)avait élaboré pour cette ville. D'après ce projet, l’égout-conducteur enaval de Bruxelles, au lieu de s’arrêter à Haeren, était prolongé jus-qu’à Lppeghem, avec une pente longitudinale moindre que la penteque le terrain lui-même présente entre Bruxelles et lîppeghem, detelle façon qu’à son extrémité aval le radier de l’égout devait setrouver au niviau des prairies.
Les crues des fleuves, fait observer M. Mille, charrient sables etlimon ; on laisse tout aller sur les terres, et c’est ce qui les fertilise.11 faut que le Hot noir et trouble qui a parcouru le collecteur vienne,dans son étal naturel aussi, se répandre sur le sol et le fertiliser.
Quand ou doit élever les eaux au moyen de machines, il va de soiqu’il faut arrêter les corps flottants de fortes dimensions (bois, cha-rognes, etc ), qui ne passeraient pas ou qui détérioreraient les organesdes pompes. Mais, indépendamment de celte considération, il semblemauvais, ne fût-ce (pie pour 1 aspect, de répandre sur le sol des eauxtrop chargées de détritus flottants. A lleddington notamment, l’onpeut voir, surtout aux extrémités amont des rigoles, des amas depapier qui donnent à cette partie des prairies un air sale. Dans lesrigoles principales nagent des agrégats d’ordures dont la présencene peut être d’aucune utilité. Le sol le plus perméable n’absorbe pasles détritus solides ; ces corps ne peuvent donc que séjourner sur le solet y pourrir, ou être charriés dans les rigoles jusqu’à la rivière et salircelle-ti. D vaut donc mieux arrêter tout cela au passage.
De simples caisses grillées, comme il en existe dans les diversesstations de pompes des égouts de Londres, peuvent parfois atteindrele but. L’expérience doit indiquer, dans chaque cas, l’écartement àlaisser entre les barreaux des grilles. Lorsque la longueur des égoutsest considérable, la majeure partie des solides semble devoir arriverà l’usine en parties assez menues pour qifil n’y ait plus utilité à lesretenir. L’emploi des wagons-vannes, en usage à Paris et à Bruxelles,accélère sans doute ce résultat en mélangeant en quelque sorte ariiti-cieilement toute la masse.
Quant aux corps p'us lourds que l’eau et de fortes dimensions(pierres, morceaux de briques, pots cassés, etc.), c’est également laconservation des machines qui, tout d’abord, exige qu’on les arrête.Kl, en ce q i concerne 'es sables, qui. pourraient à la rigueur passerpar les organes de certaines pompes sans les endommager, c’est uneraison d’économie qui doit porter à les retenir, au moins quand ondoit pompera eue grande hauteur ; il est inutile, en effet, de dépenserdu charbon pour porter du sable au liant d’une montagne. Mais, iciencore, c’est, à l’exper'ence à montrer, dans chaque cas, si la chosevaut la peine qu’on s’en occupe, et s’il ne serait pas plus compliquéet même plus cher de vouloir arrêter les sables que de laisser tout allerà la pompe.