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Utilisation des eaux d'égout de l'agglomération Bruxelloise : Usine de Haeren, irrigation des plateaux sablonneux de Loo et de Peuthy / Projets et notes par Léon Derote et par Charles Van Mierlo
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62. — Moyen imaginé par M. Mans pour arrêter leu salles avantleur arrivée à l’usine.

Je rappellerai ici le moyen indiqué par la Commission des ingé-nieurs en chef (Rapport du 30 mars 1865) pour arrêter les sablesavant qu'ils arrivent à l’usine. Ce moyen consistait à ménager, près deBruxelles, un enfoncement dans le radier du grand collecteur, et àplacer dans cet enfoncement des caisses en fer dont les bords auraientaffleuré le fond de la cunette.

M. l’inspecteur général Mans, qui avait imaginé ce moyen, l’adepuis modiiié, en ce sens qu’il n’a plus regardé comme nécessairede ménager un enfoncement dans le radier. M. Maus pense qu’ilsuffira de placer sur le radier lui-même les caisses en fer, et que lejeu des wagons-vannes y fera entrer les sables.

Si ce moyen réussit, il dispensera, en ce qui concerne Bruxelles,d’installation spéciale à l’usine pour arrêter et retirer les sables.

63. — Filtre tournant métallique de M. Latham (Latham s extrader).

M. l’ingénieur Baldwin Latham a imaginé, en 1869, une disposi-tion spéciale, fort ingénieuse, pour le treillis chargé d’arrêter au pas-sage les corps flottants, ainsi que les sables, pierres, etc., charriéspar les eaux d’égout.

Au milieu du courant, sur le trajet de l’égout, se trouve une largecunette demi-circulaire de 2 à 3 mètres de rayon. Dans ce coursiersc place une grande plaque circulaire, en métal, de 4 à 6 mètres dediamètre, toute percée de fretits trous et munie, à son pourtour,d’un rebord de 0 nl .60 environ, tourné vers l’amont. C’est le treillis.Voici où commence l’invention. Trois plaques métalliques, égalementpercées de petits trous, chaque plaque ayant une longueur égale audiamètre et une largeur de 0m.60, comme le rebord qui munit lepourtour du treillis, sont appliquées suivant trois diamètres dumême côté que le rebord, .de façon à partager l’intérieur de cetteespèce de tamis en six secteurs .égaux. On fait tourner lentement cetamis autour d’un axe horizontal parallèle à la direction du courant.On voit que les matières solides, qu’elles soient plus lourdes ou pluslégères que l’eau, seront forcément arrêtées par le treillis, empri-sonnées dans un des six secteurs, relevées par le mouvement de rota-tion de l’appareil, et que finalement elles devront retomber vers lecentre du tamis. En ce point est disposée une petite vis d’Areliimède,d’une longueur de 0 m .60, ayant le même axe de rotation que letreillis lui-même. Cette vis ramène continûment les solides hors de