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PONT DE SAUIÜR.chapeau dont le dessus étoit au niveau de l’étiage; ceux du secondrang et du troisième furent fixés à 3 pieds plus haut, pour établirà cette hauteur le dessous des chantiers qui dévoient recevoir l’as-semblage du caisson, et en même temps favoriser sa course lorsqu’ilseroit question de le mettre à flot.
107. La différence de 3 pieds , du premier chapeau aux deuxautres, fut rétablie par autant d’étaies que les abouts des chantierspouvoient en exiger, et avec la plus grande solidité, celle dont onavoit besoin pour monter d’abord, non seulement le premier caissonpar parties, mais les bords des autres transportés en deux parties.
108. Ces huit chantiers ou coulisses avoient 3 o pieds de lon-gueur et 12 à 1 5 pouces d’équarrissage j ils portoient, dans leur mi-lieu et dans le dessous, une chantignole saillante de i 5 pouces,recreusée du côté de l’eau pour rouler sur le chapeau du milieu,arrondie à cet effet à la rencontre de chaque grande coulisse; demanière qu’en retirant les étaies de la file des pieux du côté del’eau, et inclinant ces coulisses, leur dessus devoit prendre la pented’un plan incliné de 20 degrés, sur lequel le caisson devoit néces-sairement glisser.
109. L’appontement fini de cette manière et bien nivelé, onfit la pose du fond du premier caisson, observant de porter le centrede gravité de 6 pouces du côté des teri’es, par les raisons qui serontdétaillées ci-après. On continua la façon de tous les assemblagessolidement arrêtés, et les écroux des trois grandes barres de fertransversales étant bien serrés, on remplit toute la plate-forme desmadriers déjà ajustés, et l’on exécuta avec le plus grand soin laférié ou calfatage des joints, suivant le procédé détaillé ci-devant.
110. Je fis faire l’épreuve de la solidité des joints du fond parune couche d’eau d’un pied de hauteur enlevée avec une pompe,et qui couvroit toute la superficie du madrier, et j’eus la satis-^