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PONT DE SAU MUR.
enlevés, et le caisson presqu’en équilibre, on ordonna la manœuvredes abattages; et comme la pente totale des coulisses de l’apponte-ment devoit être du tiers de la largeur du caisson, au premierquartier du levier, le caisson prit sa course avec rapidité, et prolongeatrès-uniformément, en prenant 27 pouces d’eau. Toute cette ma-nœuvre avoit commencé à huit heures, et fut finie à huit heurestrois quarts, de manière que le troisième calooon n'a exigé, pourêtre décalé et mis a flot, que quarante-cinq minutes.
Après cette opéi’ation, l’Ingénieur en chef ordonna de faire des-cendre la rivière au deuxième caisson, depuis le chantier d’Offardjusqu’aux ouvrages, avec sa charge de deux assises de maçonnerie,du poids de 3 60,000 livres, le tout tirant 58 pouces d’eau.
La remorque de ce caisson, ainsi chargé, a exigé les plus grandesprécautions. J’avois pris l’avis des meilleurs mariniers pour assurercette navigation, dont le trajet pouvoit être d’environ cinq centstoises. Il n’a été rendu à cêté de la troisième pile du nouveau pontqu’à six heures du soir, parce qu’on avoit été obligé de lo laissercouler peu à peu sur deux cables. Son grand tirant d’eau lui don-noit trop de chasse pour l’abandonner aux effets du courant; oncraignoit aussi de rencontrer, en passant entre les ruines du vieuxpont, des obstacles peut-être insurmontables. Enfin, il les franchittous, mais on reconnut que le local étoit impraticable pour cettemanœuvre, que, dans toute autre position et avec une profondeurd’eau suffisante, les Ingénieurs pourvoient tirer un grand avantagedes caissons. MM. Hupeau et de Regemorte furent très-satisfaitsd’avoir vu cette opération et les précédentes.
M. de Voglio invita ces messieurs à faire l’examen du battagedes pieux de fondation, dont le travail se faisoit à la tâche, ^raison de cinquante hommes par sonnette garnie d’un mouton de1,200 livres. On leur fit remarquer un effet considérable de la pe r '