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Tome premier.
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1 5*2 PONT DE SAUMÜR.

plus que 68 pouces à peu près pour le faire échouer, la secondeassise entière et la moitié de la troisième dévoient suffire à cet effet;lorsque cette dernière partie fut en place, le tirant d’eau restanttoujours le même, je reconnus que le caisson portoit sur quelquescorps étrangers et très-solides; je fis donc cesser promptement I etravail des maçons, et cherchai ensuite la cause de la stabilité ap'parente du caisson.

ip 5 . Je fis choix de deux plongeurs intelligens, qui me rap-portèrent tous deux que le caisson ne portoit point dans tout sonpourtour, mais seulement vers le milieu. Nous nous livrâmes alors;l’élève ingénieur, les entrepreneurs et moi, à différentes conjecturessur la cause de cet événement, et sur les moyens d’y remédier. Jem’appliquai à découvrir cette cause avant de faire démolir la troi-sième assise, pour mettre le tout à flot; mais comme le caisson tiroitdéjà 120 pouces d’eau, je fus obligé de faire draguer dans la partied’aval du lit de la rivière qui n’avoit pas cette profondeur, afin defaire sortir le caisson de son enceinte lorsqu’il seroit allégé.

196. Pour suivre mon idée, je composai deux espèces de sondesen bois, recourbées de manière à pouvoir passer sous le caisson, etme rapporter les mesures de la distance des bords jusqu’à l’obstacle-Je trouvai enfin, en traçant par des aplombs tous les points desrepères sur l’appontement supérieur qui couvroit le caisson, la figureet les dimensions de l’about d’un de nos pilots de 1 5 pieds de Ion'gueur, qui, n’ayant pas été retiré sans doute, s’étoit engagé dessousle caisson et entre les pieux.

197. Dès lors je fis faire une seconde vérification des recoup eSdes pilots qui étoient encore sur le rivage, il ne s’en trouva effetstivement que 1 1 5 au lieu de 1 1 6 ; alors je pris le parti de fait 6enlever la moitié des pierres de la troisième assise, et le caisso* 1flotta, ne tirant plus que 110 pouces d’eaq.