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Tome second.
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PORT DE DIEPPE.

3.0

Examen comparatif des batardeaux et des caissons , particu-lièrement pour les travaux de mer .

1 5 . Si l’on réfléchit sur les travaux des épuisemens nécessairespour la fondation des ponts, on conçoit combien les Ingénieursdoivent éprouver d’inquiétudes dans la construction des batar-deaux, leur entretien, et celui des machines hydrauliques, qui,employées à cet effet, sont souvent exposées aux submersions descrues extraordinaires des rivières. Dans la Méditerranée on n’a àvaincre qu’une hauteur d’eau constante. Dans la Manche et dansl’Océan, où le flux et le reflux sont parfaitement connus, on ne sehasarde jamais à entreprendre le travail des fondations qu’au momentdes plus basses eaux ; il est même rare qu’elles soient établies au-dessous de ce niveau, et si l’on veut descendre plus bas, ce n’esttout au plus que de quelques pieds, au moyen de petits épuisemenspartiels ; car il est bien certain qu’on ne doit pas s’exposer àsoutenir la mer montante avec des batardeaux trop élevés, qui exi-geroient des machines hydrauliques très-compliquées.

C’est d’après ces considérations que je me suis déterminé à faireusage de la méthode des caissons dans les travaux de mer, pourfonder à une plus grande profondeur que la laisse de basse merde vives-eaux, en observant d’envelopper le pourtour des fonda-tions d’une ou de plusieurs files de pieux jointifs, battus au refusd’un fort mouton.

16. Il est très-rare aussi de trouver, dans la fouille des fon-dations que l’on fait pour exécuter les travaux de mer, des terrainshomogènes dont les parties soient assez adhérentes entre ellespour s’opposer aux filtrations. Ces terrains ne se trouvent toutau plus que dans les ports qui sont éloignés du bord de la