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Tome second.
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PORT DE DIEPPE. 17

En rapprochant tous ces rapports, on peut en conclure,i°. Que la base des plans inclinés que la mer forme par sonchoc est en raison inverse de leur densité et de leur ténacité j2°. Que l’élévation des vagues au-dessus du niveau naturelde la mer, est dans le rapport direct des densités et des ténacitésdes corps choqués y

3°. Enfin, que l’agitation de la mer, qui résulte du choc desvagues, sera d’autant moins considérable, que les plans choquésseront moins denses, moins tenaces, et par conséquent plus in-clinés, toutes choses égales d’ailleurs relativement au lieu où ilssont situés, et à leur exposition aux flots.

27. On ne doit donc pas être étonné de l’extrême agitation quirègne à l’entrée des ports dont les bords sont revêtus de jetées,de murs en maçonnerie, ou d’estacades en charpente, qui s’élèventpresqu’à pic, et qu’on peut mettre dans la classe des rochers durs.L’expérience journalière peut nous convaincre combien cette cons-truction est vicieuse et contraire au calme et à la tranquillité queles navires doivent trouver en rentrant au port.

2 8. C’est pour éviter ces inconvéniens que nous avons cru devoirdonner une autre disposition aux bords du Chenal qui doit formerla nouvelle entrée du port de Dieppe, et supprimer, sinon entotalité, au moins en grande partie, les murs de revêtement dont,jusqu’à ce moment, on a fait pour cet objet un usage abusif.

Ces bords, au lieu de s’élever à plomb, suivront donc à droiteet à gauche un plan dont l’inclinaison doit dépendre des circons-tances locales, c’est-à-dire que, ces bords étant de galet, nous leurdonnerons un talus égal à celui que prend le galet lorsqu’il estfrappé par les vagues dans les plus gros temps. Un talus plusincliné seroit encore meilleur j mais nous nous arrêtons aux limitesque la nature semble nous prescrire.

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