PORT DE DIEPPE. 19
la rencontre des deux plans inclinés de l’intérieur du Chenalet du bord de la mer ( 1 ).
Avec ces précautions, nous osons répondre du calme et de latranquillité, qui régneront non-seulement dans l’intérieur du port,mais encore dans le Chenal ( 2 ).
3 o. Nous aurions à citer, en faveur du projet que nous pré-sentons et des grands avantages qui en résultent pour briserles hautes vagues de la mer, mille exemples pris particulièrementdans les ports de la Hollande. Démontrons qu’on ne pourroit trouveraucun inconvénient à substituer des claire-voies en bois aux mursde revêtement en maçonnerie.
i°. On sent bien que des pieux isolés et entourés d’eau nepeuvent avoir à soutenir de grands efforts.
2 0 . Ceux qui doivent être mis en usage dans notre projetseront d’une solidité à l’épreüve de tous les efforts de la mer,et même du choc des naviresj événement que l’on peut, à lavérité, regarder comme possible, mais qui a lieu très-rarement.
3°. En cas d’accident ou de dépérissement, leur charpenteest tellement disposée que les réparations en seront promptes,simples et faciles (3); avantage qu’on ne trouve point dans lesmurs de maçonnerie, ni même dans les jetées en charpente, où.une pièce de bois peut se pourir sans qu’on s’en aperçoive, etdont les réparations sont tellement difficiles, que l’on est souventobligé de démonter trente bonnes pièces pour faire le remplacement
(1) Il sera peut-être préférable de faire pour cette communication un mur enmaçonnerie ; l’excédent de la dépense ne seroit pas considérable, et l’on empêclieroitle galet de courir dans le Chenal.
(2) Voyez le mémoire lu à l’assemblée du 10 juin 177 6 .
(3) Celles construites à Dieppe, depuis 20 ans, n’ont encore exigé aucune répa-ration sensible.