PORT DE DIEPPE. 20
de la plus grande solidité, il n’y aura, après l’avoir mis deniveau, aucun inconvénient à y faire échouer le caisson.
35. Nous croyons y trouver moins de difficultés que M. Labeylyn’en a éprouvé à Westminster. Il étoit forcé de laisser submergerses caissons de 1 6 ou x B pieds de hauteur à toutes les marées,en s’établissant de même sur un fonds de galet bien nivelé ; maisici nous pourrons nous régler sur le mouvement de l’eau, et enprofiter, comme nous l’avons fait à Sauxnur, pendant les cruesde la rivière de Loire, sans négliger les précautions que l’expé-rience et les circonstances exigeront.
3 6. Nous aurons un fonds d’une si grande solidité , qu’iln’y a aucune préparation, aucun battage de pieux à y fairej il nerestera que le draguage de niveau au-dessous des basses eaux,afin de le préparer à recevoir les caissons $ ce qui s’exécutera sansépuisemens, par le moyen de la machine à draguer, et de ceux donton s’est servi à Westminster, à Moulins et à Sauxnur, où l’ona trouvé, en fondant la neuvième et la dixième pile, les restesd’une ancienne digue dont les pierres ont été arrachées et en-levées avec cette excellente machine. En un mot, en considérantla pesanteur énorme des églises et des tours construites dans laville de Dieppe et du Havre, l’on doit avoir la plus grande sé-curité sur la résistance d’un pareil fonds.
37 . Les caissons seront construits derrière le môle, à 2 piedsau-dessus des hautes mers de morte eau, sur des pieux battus etrecepés de niveau, où la charpente du fond de ces caissonssera assemblée et assujétie. Lorsqu’elle sera perfectionnée, ilsseront rendus libres avant une marée de vive-eau. Ces maréesmontent ordinairement de 6 pieds au-dessus du repaire des pieuxd appontement, Elles mettront naturellement à flot les caissons qui,