PORT DE DIEPPE. ()5
augmenté la dépense de plus de 100,000 livres , comme on leprouvera à la fin de ce mémoire.
Mais, en se débarrassant des épuisemens , on se préparait desdifficultés d’une autre espèce.
i 35 . Vis-à-vis l’emplacement destiné à la fondation de l’écluse,,l’eau de la rivière étoit élevée de 7 pieds au-dessus de la surface infé-rieure du radier 5 en sorte qu’il restoit 7 pieds de hauteur à déblayeren contre-bas des plus basses eaux de la rivière.
Ce déblai étant fait, il étoit nécessaire de mettre dans un parfaitniveau le terrain sur lequel devoit s’asseoir le caisson, et de régalerune superficie d’environ 6,000 pieds carrés à i 5 pieds au-dessousde l’eau.
Comme il étoit essentiel de disposer les choses de manière qu’ilne pût y avoir aucune filtration entre la plate - forme inférieuredu caisson et le terrain sur lequel il devoit s’échouer , il devenoitnécessaire d’interposer une couche générale de glaise et un lit demousse entre ces deux surfaces, pour intercepter les courans que“l’eau retenue par les portes de l’écluse auroit pu former.
Il étoit encore important d’empêcher que la mer ne formât desalluvions dans l’emplacement disposé pour recevoir le caisson, etde prévenir tous les accidens de ce genre qui auroient pu arriver rsoit par la maladresse des ouvriers, soit par la méchanceté de gensmal - intentionnés.
Il ne l’étoit pas moins de remédier aux filtrations qui auroientlieu pendant la mer haute, malgré l’épaisseur des digues ; et deprocurer à ces eaux, à marée basse, par le moyen d’une buze enbois, un écoulement nécessaire pour faciliter les déblais.
Il étoit indispensable de construire à sec le caisson de 6,084pieds carrés, et de faire des dispositions au moyen desquelles onput le faire flotter lorsqu’on le jugeroit à propos.