Band 
Tome second.
Seite
102
JPEG-Download
 

102

PORT DE DIEPPE.

/

Planche IV.

141 • Deux machines à draguer ont été suffisantes pour enlever ledéblai qui restoit à faire dans un temps limité.

Chacune étoit montée sur son chariot, qui consistoit en un grandchâssis de charpente posé sur 4 rouleaux, fixés au-dessous despièces de rive.

Pour faire parcourir au chariot la longueur de la travée, onavoit attaché à des piquets plantés sur le haut des talus et vis-à-vis chaque travée, deux cordages qui faisoient un tour sur chaquetreuil. D’un autre coté, la machine à draguer pouvoit parcourir surle chariot la largeur de la travée $ ces deux mouvemens combinésont suffi pour attaquer toute la superficie du terrain, compris entredeux files de pieux.

Cette machine étant connnue depuis long-temps, on n’en ferapoint ici la description. On se contentera d’observer que son usage,fixé jusqu’à présent à l’enlèvement des sables et des terres, avoitété regardé comme insuffisant pour attaquer un fonds de galet,mastiqué, pour ainsi dire, par la vase et le gravier, et opposantà la pioche même une forte résistance. Cette opinion n’étoit passans fondement, et l’on s’est vu plusieurs fois sur le point d’êtreréduit à la triste nécessité de l’abandonner j mais après des recherchessur la nature des obstacles qui empêchoient son service, et les chan-gemens qui en sont résultés, on est parvenu à en tirer le meilleurparti. Cette machine, manœuvrée par sept hommes, savoir, deuxaux manivelles, un à la charge, et l’autre au tablier, a enlevé par jour,à î 8 pieds de hauteur, 2 toises 4 pieds 6 pouces cubes de galet.