PORT DE DIEPPE.
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La superficie, qui devoit être mise de niveau, avoit 6,000 piedscarrés. Elle se trouvoit tantôt à 6 pieds, tantôt à 1 5 et 16 piedsau-dessous de l’eau. On sent la difficulté qu’on auroit eu à enle-ver, à cette profondeur, toutes les aspérités du fond pour le rendreparfaitement de niveau. L’on a trouvé plus commode d’étendresur ce fond une nouvelle surface de galet, qui devoit, en le cou-vrant, former un plan exactement horizontal. Le moyen qu’on aemployé réunit la simplicité à une exactitude presque mathéma-tique j car la suite du travail a prouvé que rien ne pouvoit êtreajouté à la justesse de l’exécution.
Mais avant d’entreprendre cette opération, il falloit écarter toutsujet d’inquiétude j il étoit essentiel d’empêcher que l’éboulementdes talus ou tout autre cause ne rapportât de nouveau galet sur lasurface régalée, et ne fît perdre, dans un moment où il auroit étépeut-être mal aisé d’y remédier, le fruit de beaucoup de peines etde soins.
On a donc commencé par remplir en pieux jointifs toute l’avant-dernière file des pieux d’appontement du côté d’aval, contre la-quelle devoit toucher le caisson.
La tête de ces pieux devoit être 5 pieds au-dessus du terrain àrégaler.
Le long de l’avant-dernière" file des pieux d’appontement, ducôté d’amont, et extérieurement à ces pieux, on a fixé un vannagede 6 pieds de hauteur sur 9 6 pieds de longueur (voyez planche V,9 )i on a ensuite établi deux vannages semblables, partant àdroite et à gauche de chaque extrémité du précédent, pour allerjoindre carrément les extrémités de la file de pieux jointifs. Les van-nages étoient fixés extérieurement à l’avant-dernier pieu de chaquefde d’appontement j on a eu par ce moyen un espace de 9 6 piedsT. 2. 14