PORT DE DIEPPE. IO7
d’intervalle j ensuite à le jeter dans la partie supérieure de latrémie, ou il devoit nécessairement traverser un crible semblableavant d’arriver dans le bas. Ainsi l’on étoit doublement assuré dela grosseur du galet, qui ne devoit pas excéder 2 pouces pour passerfacilement par l’ouverture inférieure.
Le galet commençoit par remplir l’intervalle qui se trouvoitentre la partie inférieure de la trémie et le terrain 5 de sorte qu’endonnant un mouvement lent et progressif au chariot, le nouvelintervalle qui se trouvoit étoit promptement rempli par le galet,qu’on ayoit soin de renouveler à mesure qu’il s’écouloit.
On conçoit que la surface de ce galet, qui ne pouvoit jamaisêtre plus élevée que la partie inférieure de la machine, ni plus basse,à moins qu’il n’y eut un mouvement de progression trop vif, devoitnécessairement former un plan horizontal, à 23 pieds 1 pouce encontrebas du niveau des plus grandes vives eaux.
Il étoit essentiel, pour cet effet, que la trémie fût constammentalimentée de galet, sur toute la longueur de son orifice inférieur.Comme l’inégalité du draguage devoit offrir, dans le terrain, desparties plus basses qui avoient besoin, pour être remplies, d’uneplus grande quantité de galet, on a dû chercher un moyen qui pûtindiquer dans quelle partie de la trémie le galet devoit être verséplus abondamment, eu égard à l’inégalité du terrain.
On a donc placé dans l’intérieur de la machine et à distanceségales, quatre sondes ayant des repères qui portoient sur la sur-face supérieure du galet dont on la remplissoit, et à leur extré-mité inférieure une plaque de plomb assez pesante pour les empê-cher de flotter. Ainsi, lorsque Ja surface du galet s’abaissoit, lessondes sur lequel elles portoient s’abaissoient en même tempset indiquoient par leur abaissement plus ou moins considérable,1 endroit où il falloit verser le galet en plus ou moins grande quantité.