PORT DE DIEPPE.
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La machine ayant ainsi parcouru toute la longueur de la travée etformé une bande horizontale sur la moitié de sa largeur, on la condui-soit contre la deuxième file de pieux de la même travée, pour la ra-mener successivement à l’endroit d’où elle étoit partie, et formerune seconde bande qui complétoit le fond horizontal de cette travée.
La première travée régalée , on passoit la trémie dans la deu-xième, où l’on répétoit la même manoeuvre, et ainsi de suite pourles autres. Le passage de la machine d’une travée à l’autre exigeoitbeaucoup de précautions, principalement afin que le fond de latrémie restât toujours dans le même plan horizontal.
On n’avoit point placé de vannage à l’extrémité de la dernièretravée par où la machine devoit sortir, afin de pouvoir la retirer plusfacilement après le régalage total. Toutes les opérations étant finieset la trémie ayant été avancée au bout et au-delà de la directiondes vannages, le passage a été fermé. On a ensuite démonté leschariots et retiré la machine, sans craindre que le galet qui restoitdedans pût tomber dans l’enceinte des vannages.
Versement des terres glaises (1).'
144* I jE versement des terres glaises a suivi de très-près le régalagede la fondation. La nécessité d’interposer entre le fond du caisson etle terrain naturel, des corps propres à intercepter les filtrations,est trop reconnue pour qu’il soit utile de s’étendre sur cet objet; onse contentera de rendre compte des raisons qui ont déterminé à ne
(i) On a balancé long-temps entre le chois de la glaise versée dans le fond desfouilles, ou de la même quantité de chaux vive pulvérisée et répandue par les mêmesprocédés 5 mais on a cru devoir donner la préférence à la glaise, à raison de l’éco-nomie, de la facilité du service, et de la nature de cette substance plus analogue auxvases qui couyroient le terrain dragué.