PORT DE DIEPPE. 115
4 lignes au-dessus de cette plate-forme, c’étoit encore 2 pieds dehauteur d’eau à introduire.
On a construit à cet effet, dans la direction de la capitale desécluses, une buze (voyez Planche V, Jtg. 1,2, 3 et 4), pourfournir cette quantité d’eau, en établissant le radier de cette buze1 pied 1 pouce en contre-bas de la plate-forme du caisson, etpar conséquent 6 pieds au-dessous du niveau des hautes mers devive-eau dans l’enceinte du port. Le rapport entre les vitessesde la mer montante dans le port et dans la fouille étant connupar différentes expériences, on a trouvé qu’il falloit donner à labuze un pertuis de huit pieds superficiels, savoir, 4 pieds de lar-geur et 2 pieds de hauteur 5 et afin que l’eau sortant de la buzene formât point d’affouillement au pied de la digue, on y avoitformé un avant-radier en tunage et fascinage.
La planche indique assez les préparatifs et la manœuvre de laflottaison, sans qu’il soit nécessaire de les décrire. On observeraseulement qu’on avoit fait passer la direction des deux cordagesenroulés sur les cabestans par le centre de gravité de la partiesubmergée du caisson auquel ils étoient attachés, afin qu’il pût mar-cher dans une situation horizontale.
1 5 1. Pour s’assurer du moment précis où le caisson seroit tota-lement à flot, on avoit mis à chacun de ses angles une ficelle,dont l’extrémité inférieure étoit attachée au chantier. L’instantoù les quatre ficelles casseroient devoit indiquer en même tempscelui où le caisson seroit à flot j ce qui est arrivé après que l’eaueut monté 2 3 pouces au-dessus de la plate-forme.
Le caisson flottant, tiré par les deux cabestans et par deux ha-lins attachés à la partie supérieure des deux poteaux d’angled’aval, a été conduit dans son emplacement sans aucun accident,et avec la plus grande facilité, en moins de dix minutes. On avoit