PORT DE DIEPPE.
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A mesure qu’on a élevé les piles et bajoyers, il a fallu démonter lesbaux du caisson j on leur a substitué des étresillonsj ceux des pilesportoient sur des pièces de bois circulaires qui entouroient leur tête.
P LA N C H B XI, {fig- 1 , 2 et 3).
i 54 * Lorsqu’on a été assuré que le caisson ne pouvoit plus serelever, on a posé les pièces de rive encastrées dans les têtes d’amontet d’aval du radier. Ces pièces étoient destinées à recevoir les bordagesdes avant-radiers, dont l’extrémité devoit se clouer dans les rainuresréservées pour cet effet.
On a pris toutes les précautions possibles pour que ces piècestouchassent parfaitement les têtes du radier, et afin de prévenirles filtrations qui auroient pu se faire jour à leur jonction avec lapierre, ces pièces ont été enveloppées d’une étoffe de laine et bou-lonnées avec tant de force, qu’on est parvenu à les joindre aussiexactement qu’on pouvoit le désirer.
L’élévation des piles et bajoyers a été continuée jusqu’à 1 6 pieds9 pouces au-dessus du radier, moment où la saison a fait cesser letravail. ( Voyez Planche III. )
Le caisson se trouvant pressé par les bajoyers d’un poids plusconsidérable vers ses extrémités, que dans son centre, on a chargéle milieu de 60 toises cubes de moellon $ en sorte qu’à cette époquedu travail, le fond du terrain se trouvoit comprimé par un poidsd’environ 9,700,000 livres, et chaque pied carré chargé de1^900 livres.
Cette charge de moellon n’a été enlevée qu’après l’exécutionentière de la maçonnerie : par ce moyen le terrain a éprouvé lapression d’un poids plus considérable que celui qu’il devoit porter fet par conséquent l’effet du tassement n’étoit plus à craindre.