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Tome second.
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168 PORT DE DIEPPE,

posée de deux jetées dont la pi’incipale , formant un coude, partiroîtdu rivage du côté de l’ouest, pour mettre le port à l’abri du ventrégnant dans la Manche ( 1 ), et la seconde prendroit du côté de l’est.Elles se prolongeroient au large à une distance de 1800 toises,couvriroient une étendue de mer capable de contenir trente ou qua-rante vaisseaux de ligne, et offrant un mouillage de 4 0 pieds deprofondeur à basse mer, de 5 o au moins dans les vives eaux.

192. Les têtes de ces deux jetées, éloignées l’une de l’autrede 3 à 400 toises, seroient séparées par un môle armé d’une fortebaterie. Elles y formeroient deux grandes passes dans la directiondes vents les moins dangereux, tels que ceux du nord et quart-nord , qui sont rarement violens, et qui ne s’y fixent que pendantquelques heures.

Il est'aisé d’apercevoir que les deux branches de cette diguepartant du rivage, leur construction seioii beaucoup plus écono-mique que celle de la digue de Cherbourg, qui, dans toute sa longueurde 1900 toises, fondée à une lieue au large, est totalement isolée.On pourroit employer des voitures au transport des remblaisformés avec les déblais et la falaise à la portée du chargement,et l’on ne manqueroit pas d’hommes dans les temps où la pêcheest impraticable.

Cette grande digue, de trente pieds de largeur au sommet sur 36de hauteur réduite, avec un talus convenable, pourroit produireenviron 1 85 ,ooo toises cubes j et en évaluant le prix de la toise à la

( 1 ) On sait que les débris journaliers des falaises, qui régnent depuis le cap d’En-tifer jusqu’à Dieppe, sur douze lieues de longueur, apportés par la marée montante)encombrent annuellement le port de Dieppe de plus de 4,°°° toises cubes de galet etde marne. Ces galets se porteroient en dehors du môle ou de la digue de l’ouest, vers3a falaise au pied de laquelle ils formeroient peu à peu un grand talus, et dont parsuite ils prolongeroient la base.