RADE DE CHERBOURG. 1 ÿ 5
dant quelque espace de temps, avant de les licencier. 3 °. Qu’il n’yavoit aucun rapport entre la rade.de Cherbourg, de 3,6 oo toisesd’ouverture, où il reste à basse mer 4° et 4 2 pieds d’eau, et lafermeture de l’entrée du port de la Rochelle, qui n’a que 740 toisesde longueur, et où il ne reste, à basse mer, que 5 à 6 piedsd’eau5 que d’ailleurs les deux extrémités de cette dernière digue,touchant au N Continent, ont dû procurer des facilités d’exécutionqu’on ne pouvoit avoir pour celle de Cherbourg, isolée et située àune lieue au large. 4 °* Qne I e sommet de la digue projettée étantexposé aux grands coups de mer, sa stabilité ne pouvoit êtreassurée, et que d’ailleurs une digue couverte de 18 pieds d’eaudans les grandes marées, ne rempliroit pas les deux principalesconditions exigées, savoir : le calme dans la rade , et l’abri contrel’insulte des ennemis. Ces observations firent ajourner la décisiondes Commissaires jusqu’au retour de M. de la Bretonnière, qui, àcette époque, 1780, avoit reçu des ordres pour commander lafrégate la Cérès.
En 1781, M. de Castries, à qui je venois de présenter lesprojets du port du Havre, me demanda mon avis sur les moyensde couvrir dans l’intérieur de la rade de Cherbourg une étenduede mer capable de contenir 80 ou 100 vaisseaux de guerre , demanière à lui donner du calme, et en même temps à la garantir detoute attaque ennemie. Flatté de cette marque de confiance, jem’occupai d’un projet que j’eus, quinze jours après, la satisfactionde remettre à ce Ministre.