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Tome second.
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RADE DE CHERBOURG.

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ainsi que M. de la Milliere, au port du Havre. Je m’empressai deleur faire connoître les procédés suivis dans la construction, et lesdispositions arrêtées pour les opérations subséquentes ; mais ils nepurent prolonger leur séjour jusqu’à la grande marée du 8 no-vembre, époque que j’étois obligé d’attendre pour terminer monexpérience. «

Remorque de cette caisse.

204. Ow vient de voir qu’afin d’opérer la flottaison totale de

la caisse, il ne me restoit plus qu’à balancer un poids de 370 mil-

liers. Je m’en procurai les moyens en faisant usage de 2 84 tonneauxordinaires capables de produire ensemble un effort statique de527 milliers. J’avois donc un excédent de 157 milliers que jem’étois ménagé à dessein de me prémunir contre tout accident.

En effet, il étoit à craindre que quelques tonneaux, opposant

directement et verticalement leurs fonds à la pression de l’eau, nefussent défoncés, que quelques autres ne fissent eau, et qu’enfinplusieurs, dans le cas de céder à l’action continue des vagues,ne vinssent à se détacher. Pour opérer la flottaison, je fis attacherà la caisse deux rangs de tonneaux, l’un à l’intérieur, et l’autreà l’extérieur de sa circonférence. D’un autre côté , jé fis disposer

dans le plan de la base, un grillage de cordages attaché par ses

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extrémités aux pieds des montans j il étoit destiné à recevoir à soncentre cinquante barriques qui, parleur effort d’ascension , dévoientassujettir ces montans et les tenir sans cesse également rapprochésde l’axe de la caisse conique (1).

(1) Le sieur Grillot, maître d’équipage au Havre, a dirigé toutes les manœuvresrelatives à la flottaison et à la remorque; ses procédés ont été adoptés par M, leCommandant la Marine, à Cherbourg.